Campings en Aveyron : « Nous pouvons avancer »

  • Après la période des annulations, Laure Dalbin espère que les réservations pourront reprendre pour cet été.    JAT
    Après la période des annulations, Laure Dalbin espère que les réservations pourront reprendre pour cet été.    JAT Archives Centre Presse / José A. Torres / Archives Centre Presse
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La présidente de la Fédération aveyronnaise des campings et gérante du camping des Genêts, à Pareloup, se réjouit de la réouverture de l’hôtellerie de plein air.

Laure Dalbin présidente fédération aveyronnaise des campings
Laure Dalbin présidente fédération aveyronnaise des campings - Centre Presse - JAT

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a présenté de nouvelles mesures de déconfinement jeudi 28 mai, dont la réouverture des campings. Comment les avez-vous accueillies ?

Nous sommes soulagés de pouvoir ouvrir et d’avoir de la visibilité sur notre activité. Même si le protocole sanitaire n’est pas encore totalement déterminé, au moins nous sommes en capacité de renseigner un peu mieux nos clients, alors qu’avant, nous étions dans le flou complet. Au moins, nous pouvons avancer.

Quelles mesures les campings devront-elles adopter ?

Il faudra veiller au respect des gestes barrière. Dans mon camping, il y aura du gel hydroalcoolique à l’entrée, obligatoire pour les clients. Je fournirai mon personnel en masques ou en visières.
Il faut aussi que l’ensemble des lieux communs soient équipés pour que les gens puissent bien se laver les mains.
Ce que je regrette, c’est que tout a été décidé dans l’urgence. Nous avons su que l’on pouvait rouvrir seulement quelques jours avant, du coup la préparation se fait un peu dans la précipitation. Mais on va y arriver !

Les nouvelles mesures comprennent la fin de la limitation des déplacements à 100 kilomètres. N’est-ce pas la meilleure chose qui pouvait vous arriver ?

Cette décision a été prise à notre grande surprise. Quelques jours avant, on s’attendait à ce que cette limitation soit étendue, mais finalement il n’y a plus de barrière kilométrique, c’est encore mieux pour nous. Avant cela, nous ne pouvions pas accepter les réservations de clients habitant à plus de 100 kilomètres. C’est désormais possible et en plus nous savons que les réservations de juillet déjà effectuées pourront être honorées.
Cela va changer de la frustration vécue ces derniers jours, avec toutes les annulations pour les week-ends de l’Ascension et de Pentecôte, généralement importants pour les campings. Nous avons eu de gros manques à gagner lors de la basse saison, mais nous savons que nous pouvons démarrer doucement en juin.

La saison peut-elle encore être sauvée ?

Je l’espère. Si les annulations que nous avons connues ces dernières semaines s’arrêtent, cela devrait aller. Un élément devrait d’ailleurs jouer en notre faveur : jusqu’à présent, les clients pouvaient annuler à cause du Covid et de se faire rembourser. Désormais, ce ne sera plus le cas. Par ailleurs, il faudra aussi voir ce qu’il en sera des nouvelles réservations. Habituellement, la période de mars-avril est celle où les Français préparent leurs vacances. Mais cette année, cela n’a pas été le cas. Va-t-on rattraper le temps perdu ? Nous ne le savons pas encore.

Quel type de clientèle vous attendez-vous à avoir cet été ?

Nous avons misé avec le CRT (Comité régional de tourisme) et l’ADT (Agence de développement touristique de l’Aveyron), sur une campagne de promotion auprès du bassin régional. Nous allons essayer de récupérer des vacanciers français et surtout de la périphérie, de Toulouse, Montpellier ou Clermont-Ferrand. Notre département n’est pas très bien connu à proximité et nous allons déclencher une campagne sur les réseaux sociaux pour essayer d’y remédier.

Depuis plusieurs semaines, le gouvernement recommande aux Français de passer leurs vacances dans le pays. Les campings aveyronnais peuvent-ils en profiter ?

Oui, nous avons une carte à jouer. Et c’est pour cela que nous nous orientons sur une clientèle de proximité.

La crise actuelle doit-elle amorcer une réflexion sur ce que doit être le camping de demain ?

A mon avis, tous les voyants sont au vert sur le plan sanitaire. Nous sommes en plein air, nous favorisons les activités de pleine nature et en Aveyron, nous avons des emplacements spacieux, arborés, où les gens ne sont pas serrés, contrairement à ce qu’on peut voir en bord de mer. Il me semble qu’il y a moins de risque d’attraper le Covid-19 dans un camping que dans un hôtel. D’autant que les personnes qui louent un mobil-home, ou qui viennent avec un camping-car ou une caravane, sont totalement autonomes.
Cette crise peut même être positive pour nous. Nous allons peut-être capter une clientèle qui part habituellement dans des destinations abordables, comme la Grèce ou la Tunisie, et qui ne pourra pas ou ne voudra pas se rendre à l’étranger cet été.

Propos recueillis par Guillaume Verdu
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