Rugby : Decazeville se prépare au jour d’après

  • Les deux coprésidents Patrick Malpel et Christian Murat.
    Les deux coprésidents Patrick Malpel et Christian Murat. -
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Budget à réunir, mercato estival totalement bouleversé, staff renouvelé ou encore inversion de la relation avec ses partenaires : quel visage aura le Sporting club decazevillois d’après-Covid.

Autant le monde du rugby professionnel s’inquiète pour ses finances et s’arrache les cheveux pour savoir comment il va parvenir à payer ses joueurs ; autant dans le monde amateur, ces considérations-là sont moindres, même si au bout du compte, les finances et l’équilibre budgétaire des clubs restent le nerf de la guerre.

À Decazeville en tout cas, point de stress de ce côté-là ! Christian Murat, coprésident avec Patrick Malpel, rassure : "Ce qui compte pour nous (le comité directeur, NDLR), c’est que l’on ne doit rien à personne. Les finances sont saines, d’après ses dires. Même si nous n’avons pu faire le bilan final, on est sûr de ça et ce n’est déjà pas si mal par les temps qui courent !" Il faut dire que le Sporting club decazevillois a une vie des plus sérieuses, où durant ses dernières années, il ne s’est jamais pris pour un bœuf restant au rang de grenouille dans la sagesse et l’humilité.

Bilan des comptes, le club est dans le vert et peut se targuer d’un budget de près de 400 000 euros. Une somme, dans la norme, pour un club de Fédérale 3. Mais un montant tout nécessaire pour avoir l’ambition de retrouver la Fédérale 2 sans trop tarder. La question d’aujourd’hui, qui brûle les lèvres de tous les dirigeants, reste de savoir comment faire pour sortir un nouveau budget après cette période difficile où tout le pays a été à l’arrêt et dont certaines entreprises vont avoir du mal à remonter la pente.

Ces entreprises sont en majeure partie, des sponsors, des mécènes, des pourvoyeurs d’emploi pour ces petits clubs dont fait partie le Sporting.

"Le Sporting doit inverser les choses et devenir solidaire"

Innovant et précurseur en créant Promoval, le club dépend en grande partie de cette entité commerciale proche du club, alimentant le SCD, soit directement avec un appui financier, soit indirectement en proposant des offres d’emploi, réunissant une centaine de PME-PMI dans ses fichiers. Christian Murat reste lucide sur la problématique de ces entreprises-là. " Leur priorité sera de s’en sortir. Je crois que le Sporting doit inverser les choses et devenir solidaire de ses sociétés qui nous aident depuis des années. Les règles du jeu, je pense, vont changer. Mais dans tout ça, le Sporting doit continuer sa route et afficher le visage qu’il a toujours eu : un club familial où l’aspect humain prévaut toujours plus que le résultat. "

Aussi, même si Christian Murat et Patrick Malpel n’ont pu être reconduits officiellement dans leur fonction, faute d’assemblée générale, ils ont tout de même dû prendre des décisions franches comme renouveler le bail aux quatre entraîneurs (Anthony Julian, Tim Bowker, Étienne Rous et David Fabre) et au préparateur physique Aurélien Panis.

"Les joueurs ne parlent plus vraiment d’argent, mais de stabilité"

De quoi préparer la saison sur de bonnes bases et permettre à ce staff de travailler le recrutement qui, pour Murat, semble en pleine mutation. " On se rend compte que beaucoup de joueurs contactés ne parlent plus vraiment d’argent, mais de stabilité, éclaire-t-il. Je veux dire par là qu’ils sont à l’écoute du projet sportif ; mais veulent avant tout un projet personnel mettant en avant la possibilité de leur fournir un travail. Pour nous, c’est presque une situation idéale ! Nous ne proposons pas de part fixe aux joueurs mais nous mettons toujours, en première ligne, notre faculté à pérenniser les joueurs dans le secteur au travers de cet aspect. Cependant, il ne faut pas se leurrer : avec l’après Covid, on ne pourra jurer de rien avec nos partenaires et leur faculté à recruter. "

L’intersaison s’annonce ainsi rugueuse dans ce rugby amateur qui ne veut surtout pas sombrer dans le pessimisme. Après tout, à la reprise en septembre, octobre ou novembre, il y aura bien quinze joueurs face à quinze autres sur toutes les pelouses de l’Hexagone.

Philippe Cauffet
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