Les chambres d’hôtes de Jouas doivent pallier l’absence de leur clientèle anglaise

  • Abbi et Danny Coman-Ricketts devant la piscine du Mas de Jouas.
    Abbi et Danny Coman-Ricketts devant la piscine du Mas de Jouas.
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En temps normal, les chambres d’hôtes du Mas de Jouas afficheraient complets. Même sur un mois de juin et même avec une météo défavorable comme ces jours-ci. Le domaine de Danny et Abbi Coman-Ricketts aurait ouvert à Pâques et résonnerait de l’accent des sujets de sa gracieuse Majesté.

Mais 2020 n’est pas une année comme les autres, à cause d’un satané virus, qui a mis le monde à l’arrêt. "Comme plein d’autres entreprises, nous sommes touchés par les conséquences de la pandémie. Toutes les réservations que nous avions pour le début de saison ont été annulées", confie Abbi. Et pour cause, car ce n’était là que des citoyens anglais. Et aujourd’hui, avec le Covid-19, impossible de circuler d’un pays à l’autre. "Nous attendons avec impatience la réouverture des frontières. Il y a également le Brexit qui complique les choses", lâche la jeune femme. Elle lance donc un appel à la clientèle française, pour jouer la carte de la proximité.

Un havre de paix

Le Mas de Jouas offre trois suites familiales (avec deux chambres communicantes) et une chambre double familiale. "Nous pouvons accueillir jusqu’à seize personnes, huit adultes et huit enfants", indiquent Danny et Abbi Coman-Ricketts. Pour des séjours plus ou moins longs. Jusqu’à cette crise, ils étaient d’une semaine minimum, avec un accueil en demi-pension et différents services comme du baby-sitting. Les jours d’après, ils peuvent descendre à deux ou trois nuits. "On peut recevoir des couples pour un week-end", informent les exploitants du lieu. Les hôtes qui découvriront le Mas de Jouas apprécieront un havre de paix, avec une piscine, où les préconisations sanitaires actuelles sont mises en place, qui fait corps avec la nature. Une ambiance de vacances et de dépaysement à portée de main. On a l’impression d’être loin, tout en étant proche.

De la flexibilité

La situation oblige Abbi à faire prive de réactivité. "Nous privilégions les tables d’hôtes, mais désormais nous pouvons, en complément, tenir un débit de boissons, un salon de thé et développer un service de traiteur."

Une flexibilité pour la basse et moyenne saison. Ainsi, la cuisinière a élargi son offre de restauration. "L’idée est d’ouvrir à la journée pour des petits groupes. On leur propose le repas de midi, un snack et des tapas autour de la piscine." Une animation à la journée. Une garden-party. 0riginal et moderne.

Pour la fête des mères, Abbi avait concocté un menu spécial. Elle va répéter l’initiative pour la fête des pères, dans dix jours. Elle envisage aussi des repas à thèmes (mexicain, chinois,…) pour des soirées.

L’accueil des entreprises, pour des séminaires ou des journées de cohésion, est aussi un axe envisagé par le Mas de Jouas.

Avec un programme d’activités variées. Qui peuvent aller du yoga, au vélo ou à la course à pied. "Nous avons beaucoup de circuits autour de chez nous", note Abbi. Et elle parle en connaissance, s’entraînant régulièrement sur ces chemins. Un terrain de jeu qui peut devenir une opportunité professionnelle.

Abbi et Danny Coman-Ricketts devant la piscine du Mas de Jouas./Photo DDM

GDM
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