Football : Solène Barbance garde une cote en or sous les couleurs de Dijon parmi l’élite

  • Solène Barbance a pris part aux seize matches de la saison 2019-2020 (écourtée), dont douze comme titulaire, avec Dijon en D1 ! 	Vincent Poyer (DFCO)
    Solène Barbance a pris part aux seize matches de la saison 2019-2020 (écourtée), dont douze comme titulaire, avec Dijon en D1 ! Vincent Poyer (DFCO) Repro CP / Picasa / Repro CP
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La footballeuse ruthénoise de 28 ans, formée à Druelle avec les garçons, voilà plus de deux décennies, est l’unique Aveyronnaise à jouer au plus haut niveau du ballon rond français.
 

Les réponses les plus fréquentes, voire même les plus spontanées, sont souvent Lucas Tousart, Flavien Tait, Valentin Rosier, Morgan Poaty ou Ronny Rodelin. Dès qu’il s’agit de citer des spécialistes du ballon rond formés (récemment) en Aveyron et œuvrant parmi l’élite, force est de reconnaître que les garçons ont le vent en poupe. Certes, ils sont en train de vivre de belles carrières (notamment les deux premiers) mais il ne faudrait pas pour autant oublier Solène Barbance. Née à Rodez, le 13 août 1991, ayant mis les crampons à l’étrier à Druelle (lire en encadré), la milieu de terrain de 1,61 m pour 53 kg est ainsi l’unique footballeuse aveyronnaise à jouer actuellement en Division 1. Si elle a donc fait ses premiers pas en mixité sous les couleurs druelloises, elle a rapidement rejoint Rodez, club auquel elle est restée fidèle pendant huit ans (jusqu’en 2009), avant d’y revenir de 2015 à 2017. Après avoir goûté à plusieurs expériences à travers l’hexagone, dont le PSG, le plus souvent au plus haut niveau de la hiérarchie du ballon rond féminin français (et même européen avec un séjour en terre irlandaise), Solène Barbance s’est installée à Dijon l’été dernier. Avec, pour la toute première fois de sa carrière, un statut de professionnelle à 100 %. Elle a ainsi laissé aux vestiaires son master d’ingénierie et management des organisations sportives, décroché à l’IAE de Toulouse, pour se consacrer exclusivement au football. Après avoir été écartée à Bordeaux, elle a traversé la France pour poser ses crampons à Dijon, où elle a cotoyé trois anciennes Ruthénoises (Tatiana Solanet, Océane Daniel et élise Bonet). L’Aveyronnaise a été une des deux seules, avec d’ailleurs Tatiana Solanet, à disputer les seize rencontres, dont douze comme titulaire (un but marqué), d’une saison écourtée. Tout s’est arrêté le 22 février, avec un succès (2-1) à Metz et, à l’arrivée, une 9e place en Division 1 avec seulement trois victoires. "C’est dommage car nous étions sur une très bonne dynamique, regrette-t-elle. Il restait alors six journées, dont quatre à domicile, avec pas mal d’adversaires qui étaient dans nos cordes. Nous aurions pu gagner un ou deux rangs dans la hiérarchie. Ce qui était l’objectif. Entre la 6e et la 9e place, c’était, de toute façon, dans un mouchoir de poche". Avec quel bilan personnel ? "Il est identique à celui de l’équipe, reconnaît-elle. Notre début de saison a été catastrophique et j’ai pris un gros coup de massue. Nous avons eu du mal à rebondir, le déclencheur a été le nul contre Lyon".

"C’est possible que je revienne à Rodez. Je ne ferme pas la porte"

En attendant les vacances, qui débuteront le 22 juin et qu’elle passera à Rodez, avant la reprise de l’entraînement fixée le 13 juillet et les trois coups du championnat le 5 septembre, Solène Barbance consacre, depuis le 11 mars, ses matinées à une préparation physique individuelle (courses, renforcement musculaire...). "Il faut rester professionnelle ! J’ai de la chance, j’habite juste en face du stade d’entraînement, se réjouit-elle. Heureusement, car je n’aurais pas pu rester enfermée dans un appartement. J’aurais été comme une lionne en cage !".

La Ruthénoise avait signé pour deux ans et elle sera donc encore dijonnaise la saison prochaine : "J’ai envie de voir jusqu’où on peut aller avec Dijon. Il y a de l’ambition et de la qualité dans cette équipe. Elle ressemble un peu à celle de Bordeaux de la première année. Elle est en construction et sera encore plus compétitive l’année prochaine".

Et Rodez alors dans ce plan de carrière ? Elle attaque par un contre-pied : "Rafette un jour, rafette toujours !". Bon d’accord, mais encore ? Elle n’élude finalement pas la question : "J’y reviendrai. C’est possible. Je ne ferme pas la porte mais ce n’est pas pour tout de suite". En attendant, Solène Barbance souhaite "un rapide retour en D1" aux Ruthénoises. "Les garçons en Ligue 2 (voire mieux) et les filles en Division 1, ça aurait de la gueule, conclut-elle. Cela ferait un bel accord !".

 

 

Rui Dos Santos
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