Lanuéjouls : le restaurant Barrau cuisine la tradition depuis quatre générations

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  • Nadine et Pascal Barrau ont repris le flambeau familial.
    Nadine et Pascal Barrau ont repris le flambeau familial. Reproduction Centre Presse / / Reproduction Centre Presse
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L’établissement a été ouvert dans la traversée du village en 1929 et, depuis, fait la part belle à la gastronomie traditionnelle.

Mine de rien, l’hôtel-restaurant Barrau, à Lanuéjouls, relève de l’institution. De l’institution familiale à tout le moins. Car si aujourd’hui l’affaire est entre les mains de Nadine et Pascal Barrau, et ce depuis 1988, la création de l’établissement remonte à 1929. C’est à cette époque que Maria Bec, arrière-grand-mère de Pascal, a ouvert le restaurant. Un restaurant repris en 1944 par Élia Bec, fille de Maria et épouse Barrau, qui a vraiment développé l’affaire, avant que Jackie et Bernard Barrau ne prennent le relais en 1971.

Avec Nadine et Pascal, c’est donc la quatrième génération de Barrau qui officie aux fourneaux de la maison. Mais ce devrait être la dernière, car les deux fils du couple, âgés de 20 et 25 ans, ont décidé de ne pas prolonger l’aventure familiale commencée voilà près d’un siècle.

Ici pas de chichi

"C’est dommage, mais bon, c’est comme ça, les enfants ont fait leur choix", commentent avec une pointe de dépit Nadine et Pascal. En attendant de connaître la suite de l’histoire, le couple s’attache à être à la hauteur de la réputation de l’établissement. Pascal en cuisine, avec Nadine en salle, mais aussi à l’accueil et un peu partout où on a besoin d’elle, applique une recette simple qui marche depuis des décennies.

" Ici, on ne fait de chichi, lance Nadine sans détour. On propose une cuisine traditionnelle et familiale. " Une cuisine qui a fait ses preuves et qui continue à séduire les amateurs de traditions culinaires. La tête de veau sauce ravigote, le ris d’agneau maison et la soupe de campagne, "la vraie" tient à préciser Nadine, figurent notamment sur le podium des plats locaux.

On pourrait rajouter le foie gras de canard maison ou le confit de canard aux oignons, soit autant de spécialités qui font honneur à la gastronomie aveyronnaise.

Des spécialités proposées toute l’année, midi et soir, qui s’articulent autour de menus du jour et de menus du terroir, le tout concocté avec des produits frais. "On ne cuisine quasiment que du frais, souligne Pascal Barrau. On fait appel au surgelé qu’en de très, très rares occasions et quand on n’a vraiment pas d’autres choix." Autant que possible, les Barrau privilégient le local dans l’achat des produits à cuisinier ou à consommer. Sur les tables et dans l’assiette des clients, on retrouve ainsi la viande du boucher de Lanuéjouls et le pain du boulanger local. Les condiments sont également achetés dans les commerces du village, tandis que les légumes de saison viennent le plus souvent d’un primeur aveyronnais.

"On s’attache à proposer une cuisine simple mais de qualité", glissent Nadine et Pascal, qui travaillent aussi bien avec des gens de passage qu’avec des repas de famille. Le restaurant dispose d’une capacité d’une centaine de couverts, dans une très grande salle. "C’est plutôt un avantage par les temps qui courent, indique Nadine. Avec une grande salle comme la nôtre, on peut jouer sur les espaces et répondre aux normes sanitaires liées au coronavirus."

Reprise difficile comme partout

Après de longues semaines de fermeture, la reprise post-confinement est, comme partout, difficile. Une des employées habituellement chargée de l’entretien de la vaisselle a été placée en chômage partiel, tandis que le restaurant tourne actuellement, outre Nadine et Pascal, avec un apprenti en cuisine et une serveuse à temps partiel. Il faudra sans doute un peu de temps pour retrouver le rythme de croisière d’avant la Covid-19.

Mais en attendant, la maison Barrau reste fidèle aux notions de base qui ont fait sa force : simplicité, authenticité et convivialité, que l’on retrouve également dans l’activité hôtelière (huit chambres dans les étages) ou du café-bar.

Les menus s’échelonnent de 12,50 € à 27 €, le plat du jour seul étant proposé à 10 €. L’ensemble des plats indiqués dans les menus sont disponibles à la carte.

Centre Presse
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