Villefranche : Pattyn Bakery attend la réouverture des frontières

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  • Benjamin de Chilly,président de Pattyn Bakerylors de l’inauguration de l’usine de la Glèbe.
    Benjamin de Chilly,président de Pattyn Bakerylors de l’inauguration de l’usine de la Glèbe. Archives G.L. / Archives G.L.
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L’entreprise de la Glèbe réalise une bonne partie de son chiffre d’affaires à l’exportation. Avec la Covid-19, les voyages dans le monde ont été interrompus, rendant le commerce très difficile.

Je ne suis pas inquiet pour 2020, mais j’ai moins d’assurance pour 2021", lâche Benjamin de Chilly, le président de Pattyn Bakery Division, dont l’usine est l’un des fleurons de la zone de la Glèbe. Il s’en explique : "Avant le confinement, nous avions un carnet de commandes rempli pour 6 à 8 mois. Mais depuis la crise, nous ne pouvons plus voyager et donc être sur le terrain pour traiter de nouveaux marchés pour l’année prochaine."

L’entreprise villefranchoise, spécialisée dans les lignes automatiques de conditionnement pour les boulangeries industrielles, exporte 70 % de sa production, dont la moitié hors d’Europe. Mais, aujourd’hui, bien difficile de se rendre aux États-Unis, en Argentine, au Chili, au Canada, en Malaisie, en Inde, des pays où Pattyn est implanté. "Nous avons hâte que les frontières s’ouvrent pour pouvoir aller visiter nos clients", insiste Benjamin de Chilly.

Le dirigeant fait part d’une autre conséquence de la fermeture des frontières. "Si les commerciaux ne peuvent pas vendre, les techniciens, eux, ne peuvent pas aller installer les lignes. Et nous ne sommes pas payés par les clients." Du coup, pendant la crise, les installateurs ont été mis en chômage partiel. Le personnel administratif, celui du bureau d’études et les commerciaux ont été, eux, placés en télétravail. En revanche, les ateliers, ont fonctionné normalement. "Mais en prenant toutes les précautions sanitaires. Même si la région a été épargnée par la Covid-19, nous faisons très attention", précise le président de Pattyn.

Signaux qui donnent de l’espoir

Des signes positifs apparaissent depuis quelques jours. "Nous sommes repartis installer des lignes en Espagne", indique Benjamin de Chilly.

Des commandes ont été aussi prises pendant la crise : une tout près, à Villefranche (pour les Fromentiers), mais également en Belgique et même en Ukraine. "Ce sont des projets qui avaient été initiés avant le confinement, toutefois c’est encourageant", relève le chef d’entreprise.

Le temps du confinement a été aussi mis à profit pour finir d’organiser l’usine de la Glèbe, inaugurée il y a un peu moins d’un an. Rappelons que la société a réalisé là un investissement de 4,50 M€, avec la construction de 5 500 m2 d’ateliers et 1 240 m2 de bureaux sur un terrain des 16 000 m². Il lui reste donc encore de la place pour d’éventuelles extensions. Justement, une deuxième tranche était envisagée en 2022 ou 2023.

Aujourd’hui, rien n’est remis en cause. Cependant, il faudra que l’activité redémarre rapidement. Et pour cela, les frontières du monde doivent être rouvertes.

Rédaction 12
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