Rodez : "PMP", plus de 20 ans à mouiller le maillot pour Saint-Jo

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  • Pour Pierre-Marie Puech, toutes ces années à la tête de Saint-Jo furent tout sauf un chemin de croix.
    Pour Pierre-Marie Puech, toutes ces années à la tête de Saint-Jo furent tout sauf un chemin de croix. / Reproduction Centre Presse /
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Pierre-Marie Puech quitte la direction du collège Saint-Joseph. Un petit événement sur le piton.

"Allô, c’est Pierre-Marie Puech. Bon ça y est, j’arrête. Je prends la retraite. On peut le dire, c’est officiel…" C’était dans l’air du temps. Le changement de direction à la tête d’un des plus florissants collèges du département, Saint-Joseph La Salle, St-Jo pour les intimes, approchait… Un petit événement en soi. Car cela fait plus de 20 ans que Pierre-Marie Puech, PMP comme beaucoup l’appellent, est à la tête de cet établissement. Et dans le paysage éducatif, on peut dire que cela détonne… Il en a averti tous ceux qui, selon lui, devaient le savoir avant de l’apprendre par la presse. "Mais là, dans la rue, on m’interpelle, on me demande ce que je vais faire… il faut le dire que je m’en vais. Voilà."

Et il part heureux comme quelqu’un qui a la satisfaction du devoir accompli. "Oui je suis fier, mais attention, ce n’est pas de la suffisance". On le croit volontiers.

En catholique qu’il est, sa plus grande fierté est la fidélité qu’il a vouée à cet établissement scolaire privé de la rue Sarrus. " Ma longévité, je la dois à ma famille d’abord. Qui a accepté mon investissement. Mais aussi à la qualité de mes collaborateurs. C’est collectif". On croirait entendre un joueur du rugby qui raccroche les crampons.

La salle des profs comme un vestiaire de rugby

C’est vrai qu’il aime le rugby, il est d’ailleurs dans l’équipe dirigeante de Rodez, qu’il fait aussi du vélo, et pas seulement de l’électrique, qu’il a été professeur d’éducation physique et sportive. Mais pas longtemps.

Très rapidement, à la tenue de prof, il a en effet embrassé celle de capitaine. Histoire de décider sans doute. Adjoint au collège d’Espalion de 1986 à 1991, après un premier poste en Bretagne, il est revenu à Rodez pour prendre la direction du collège voisin de Sainte-Geneviève et assurer dans la foulée la fusion avec Saint-Joseph, pour faire de cet établissement en ensemble scolaire qui frôle le millier d’élèves. Une parenthèse à Saint-Jo Toulouse, de 2001 à 2006, l’éloignera de Rodez. "Mais je n’aurai pas pu mettre le même enthousiasme à la direction de Toulouse qu’à celle de Rodez. Je suis bien ici, chez moi quoi !" souffle-t-il.

S’il n’a pas été "prof" longtemps, pour autant, il les connaît bien. D’abord parce que son épouse Viviane, en est une. Et parce qu’au fond, il les aime. "J’adore la salle des profs, glisse-t-il. Pour moi, elle est comme un vestiaire de rugby. Des fois, ça ne se passe pas bien, oui, il y a des coups de gueule. Mais rien ne sort de là". Le collectif d’abord.

Et puis, s’il n’a pas été prof, il n’en aime pas moins les élèves. "Chacun a un visage. Et je crois pouvoir dire que je les connais tous… Les connaître pour mieux les reconnaître."

Durant ces trente dernières années, le collège n’a cessé d’évoluer, "avec le soutien de l’Ogec et d’Alain Fabre" insiste-t-il. Jouissant d’une solide réputation, résultats scolaires à la clé. "Je n’ai pas voulu être un gardien des cendres" lance-t-il. Et outre les nouveaux aménagements à destination des élèves, la transformation de la chapelle Saint-Jo en espace culturel et d’animations, offrant une ouverture sur la ville, en est peut-être le symbole.

Quand il aura décidé…

Avec tout ça, certains auraient bien aimé que PMP nourrisse des ambitions politiques. Inlassablement, il répond "jamais !". Lui, lorsqu’il évoque l’après, il préfère parler de sa réflexion sur l’éducation, de "cette école qui ne doit pas s’éloigner de son cœur de métier ". Du plaisir de voir que, tant dans le public que dans le privé, le département peut s’enorgueillir de "proposer de très bons établissements" aux familles. De sa reconnaissance au réseau lassalien, qui lui a fait confiance, et auquel il souhaite renvoyer l’ascenseur. En attendant, même s’il regrette un chouïa de partir dans des conditions un peu confuses avec cette crise épidémique, il veut désormais du temps pour lui, pour sa famille. Et, quand il aura décidé…

Un Basque pour lui succéder

À la rentrée, c’est Ximun Lataillade, qui prendra la direction de l’établissement Saint-Joseph La Salle. Il est originaire de Saint-Jean-de-Luz, et est actuellement en poste au lycée agricole de La Salle Saint-Antoine, en Bois, en Charente-Maritime.

JDM
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