Arnaud Girodon (Malaisie) : "Le monde d’après sera plus conscient"

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  • À la tête d’une équipe de 450 personnes, le natif d’Argence en Aubrac garde le moral, sûr de l’avenir de la destination. DR
    À la tête d’une équipe de 450 personnes, le natif d’Argence en Aubrac garde le moral, sûr de l’avenir de la destination. DR Repro CP / / Repro CP
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Au milieu de la jungle tropicale, sur l’île de Langkawi en Malaisie, The Datai Langkawi, pionnier du luxe exclusif et durable, rouvre ses portes sur le monde de l’après Covid19.Un monde que nous dessine Arnaud Girodon, le directeur aveyronnais de ce lieu d’exception.

S’extraire pour un temps de la crise, rêver de plages paradisiaques, de cocktails, de forêts tropicales… Niché sur l’île de Langkawi, un joyau encore préservé au cœur de la luxuriante jungle malaisienne, l’hôtel Dataï est en soi, une invitation au voyage.

Aux mains d’Arnaud Girodon depuis 2018, Aveyronnais natif d’Argence-en-Aubrac, l’hôtel 5 étoiles vient de rouvrir ses portes après de longs moins de "lockdown". Comme partout dans le monde les mesures de confinements ont stoppé l’économie du lieu du jour au lendemain. Elles devraient aussi changer durablement le visage de cette escale paradisiaque, largement plébiscitée par les Européens depuis sa rénovation complète. Rapatrié à Kuala Lumpur pendant près de trois mois, Arnaud Girodon vient lui aussi de retrouver son havre de paix, de charme et de volupté dans cette jungle vieille de 10 millions d’années. "C’est un véritable soulagement, la période a été très longue, valide l’expat qui aurait adoré retrouver ‘son Aveyron’le temps du confinement. Mais pas possible, on se rattrapera dans un an !" Contraint de mettre un frein au retour remarqué de son établissement au sommet de l’hôtellerie de luxe internationale, le CEO n’a pas chômé pour autant. "Le plus dur a été d’évacuer l’hôtel, en trois jours à peine, sans véritables perspectives, se souvient Arnaud qui s’est évertué ensuite, depuis la capitale malaisienne, à garder le staff opérationnel pour l’entretien de son joyau de 121 chambres et villas. "Je loge 270 employés – sur les 450 qu’il a sous ses ordres – Pas toujours évident d’assurer le ravitaillement mais on a réussi !"

"Changer son fusil d’épaule"

Repoussée à plusieurs reprises, la date de réouverture du Dataï Langawi a été fixée au 12 juin. "Tant que les vols locaux n’étaient pas rétablis, je ne voyais pas l’intérêt de reprendre. C’est aujourd’hui le cas. Avec l’ouverture du marché malaisien, nous allons pouvoir relancer la machine et mettre, un petit peu, de beurre dans les épinards. Mais de mon point de vue, le retour à la normale n’est pas pour demain. Rien ne sera remis d’aplomb avant au moins un an. Et encore, sous certaines conditions", précise l’Aveyronnais. Comme celles notamment de trouver un vaccin ou de rétablir les vols long-courriers." Pas d’accablement pour autant chez le personnel du Dataï Langkawi. "Surtout pas. Il y a toujours de la lumière au bout du tunnel, se rassure cet optimiste de nature. "Cette crise nous oblige à changer notre fusil d’épaule en misant aujourd’hui davantage sur le marché régional (Chine, Australie, Corée du Sud…) que sur les Européens qui représentaient jusqu’alors 70 % de notre clientèle. Mais avec un produit comme le nôtre, je ne me fais pas trop de souci."

Dans un monde de l’hôtellerie de luxe où les clients choisissent leurs établissements sur la base de leur impact social et environnemental, et aspirent à s’immerger dans de nouvelles cultures, le Dataï a une vraie carte à jouer, confirme Arnaud Girodon. Dans le monde de "l’après", "un monde plus conscient", rêve le directeur, "ces tendances vont être exacerbées. Et si beaucoup de nos concurrents vont devoir rapidement se mettre au niveau, en Asie, nous sommes pionniers sur toutes ces thématiques."

 

A savoir

En raison de l’épidémie de coronavirus Covid-19, la Malaisie a fermé ses frontières à tous les visiteurs étrangers jusqu’à nouvel ordre, à l’exception des titulaires d’un statut de résident et des conjoints de ressortissants malaisiens titulaires d’un Long Term Social Visit Pass, sous réserve d’une autorisation préalable accordée au cas par cas. Tous les autres étrangers, en particulier les touristes, ne peuvent pas entrer en Malaisie. Les Malaisiens et étrangers autorisés à pénétrer sur le territoire sont soumis à une obligation de quarantaine de 14 jours à leur domicile, après avoir effectué un test.

Aurélien Delbouis
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