Villefranche : le rucher santé au chevet des abeilles

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  • Jean-Pierre Mangé, Jacques Alet et Roland Cazes sont aux petits soins des abeilles du rucher santé.
    Jean-Pierre Mangé, Jacques Alet et Roland Cazes sont aux petits soins des abeilles du rucher santé.
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Le varroa et le frelon asiatique sont surveillés de près. Quant à la production de miel, l’année s’annonce moyenne.

Rue Champ-des- Chartreux, en bordure de l’Aveyron, les abeilles peuvent prendre leurs aises. Elles volettent et butinent autour des huit ruches installées, il y a deux ans, sur un terrain communal d’un demi-hectare. C’est là un rucher santé du Groupement de défense sanitaire apicole de l’Aveyron. Actuellement ses animateurs moniteurs : Jean-Pierre Mangé, Jacques Alet et Roland Cazes, sont sur le qui-vive, surveillant le varroa, ce parasite qui est la cause numéro 1 de la mortalité des abeilles. "En ce moment, c’est la période critique, le moment où la population de varroa prolifère", expliquent-ils. Aussi, ils réalisent des comptages réguliers, au moyen de balances envoyant un signal automatique. Une observation pour juger de l’évolution de cette population. De toute façon, fin juillet ou début août, il leur faudra appliquer un traitement avec des acides organiques. Tous les apiculteurs sont incités à en faire de même pour lutter contre cet acarien, particulièrement sournois car il est invisible.

Autre danger pour les abeilles, le frelon asiatique.

"C’est un vrai problème", confirme Jean-Pierre Mangé. "Il fait des dégâts par une prédation directe ainsi qu’indirectement en stressant les abeilles."

L’an dernier quatre nids ont été détectés dans un périmètre d’un kilomètre autour du rucher santé.

Ce dernier se veut représentatif des pratiques des apiculteurs. Aussi y trouve-t-on modèles de riches, dont la Wanée, ainsi que plusieurs types d’abeilles. Si la noire locale se fait de plus en plus rare, la VSH, plus résistante au varroa, se développe.

Ce rucher joue un rôle de vulgarisation auprès des apiculteurs. À ce titre, au mois de juillet, une information sur la lutte contre le varroa y sera proposée par la vétérinaire conseil du groupement.

"Pas une grosse année de miel"

Et cette saison, comment se présente-t-elle ? "Moyenne", estiment Jean-Pierre Mangé, Jacques Alet et Roland Cazes. "Ce ne sera pas une grosse année."

Elle semblait pourtant avoir bien démarré avec un printemps précoce mais n’a pas tenu ses promesses. "Au début, il y a eu une floraison forte du pissenlit et des arbres fruitiers. Ensuite, au mois de mai il a fait trop beau et sec. Il n’y a pas eu de nectar. En plus, il y a eu peu de miel d’acacia car il a plu sur la fleur." expliquent les trois apiculteurs.

"La miellée, c’est très subtil. Ce n’est pas parce qu’il y a beaucoup de fleurs que ça va mieller." Maintenant, les espoirs sont placés dans la fin de saison. Mais l’on s’aperçoit que l’apiculture n’est pas une science exacte.

Centre Presse Aveyron
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