Ses artisans et ses entrepreneurs de 1950 à 1980

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  • Vue d’un quartier à l’économie dynamique. À la place du stock de bois s’érigera l’entreprise Clot.
    Vue d’un quartier à l’économie dynamique. À la place du stock de bois s’érigera l’entreprise Clot.
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Nouvel opus sur ce quartier qui, a son acmé, vivait en totale autonomie du bourg centre.

Fontvergnes a la particularité d’avoir abrité toutes les composantes d’une ville. Après les premiers commerces, services et administrations, faisons place aux artisans et entrepreneurs, complétant l’activité économique générée par les mines (quartier de Lacaze), les usines (zone du centre) et le rail, qui entouraient en grande partie notre faubourg. Il nous faut à nouveau fouiller dans les archives et registres de l’Aspibd afin d’éclairer l’économie élargie du quartier. Dans les années 1950, plusieurs artisans offraient leur savoir-faire : Nayrac (chaudronnier), Bonnefis et Labro (cordonniers, le premier cité fabriquait aussi des sabots), Assié et Rozière (cycles), Lienneton (droguiste), Escalier (menuisier), Nayrac et Portero (transporteurs). Parmi les métiers disparus, notons la présence d’un chaisier (Casanova), d’un chapelier (Mouysset), d’une couturière (Marty), d’un fabricant de couronnes mortuaires (Bousquet), et d’étameurs (Faraco et Viargue).

Place prépondérante de Clot

Ce n’est pas tout, l’entreprise Clot va tenir une place prépondérante à Fontvergnes, proposant de nombreux emplois. Elle débute modestement, près de l’église, avec les activités de forgeron et de serrurier. S’y ajoute la construction de charpentes métalliques. Malgré le coup de frein brutal lié à la fermeture des mines de fond, la société prend son essor, ajoute de la chaudronnerie à sa palette artisanale et s’implantera près de la gare de marchandises. Elle comptera jusqu’à 120 ouvriers, secrétaires, etc., dont plusieurs équipes de monteurs qui érigeaient bergeries, étables, hangars, dans tout le sud-ouest de la France. Elle cessera ses affaires au début des années 1980. L’un des contremaîtres de Clot, Falières, s’installera à son compte et poursuivra quelques années durant l’aventure des charpentes métalliques.

Mécanique et usinage Fel

L’entreprise de mécanique et usinage Fel se situait au croisement de la route de Lacaze. Une anecdote : un beau jour, le patron désireux d’embaucher un jeune homme prometteur mais sans moyen de locomotion lui paya un vélo, c’était une autre époque…Tandis que Fel fermait ses portes, Claude Gaillac ouvrait une petite entreprise à la fin des années 1950, ajoutant à son étude thermique le négoce pour les professionnels et les particuliers, le chauffage sanitaire, puis le dépannage et le service après-vente (SAV). La société monta jusqu’à 22 salariés, cessant ses activités au début des années 1980. Dans les années soixante-quatre-vingt, on trouvait encore à Fontvergnes deux garages autos (Cassan avec plusieurs salariés et Billaud), un ébéniste (Chayrouse), un bobineur (Dumalanède), un plâtrier tapissier (Hernandez) qui employa jusqu’à neuf personnes, un dépanneur électroménager (Seydou).

Métiers et emplois perdus

Ce tour d’horizon permet de mesurer tous les métiers et emplois perdus, le rôle des entreprises familiales qui misaient sur l’humain, l’intérêt de la proximité, la complémentarité de tout un tissu économique faisant vivre un quartier, autant d’éléments brisés par la fermeture des mines et la désindustrialisation, dilués aujourd’hui dans les méandres de la modernité.

GDM
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