Aveyron Labo : un outil de pointe face à la crise sanitaire

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  • Chaque année, le personnel d’Aveyron Labo réalise plus de 2 millions d’analyses au sein de ses locaux de Bel Air, à Rodez.
    Chaque année, le personnel d’Aveyron Labo réalise plus de 2 millions d’analyses au sein de ses locaux de Bel Air, à Rodez. Photo José A. Torres / Photo José A. Torres
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Le laboratoire situé à Bel Air, à Rodez, fournit plus de 2 millions d’analyses par an, pour environ 32 000 clients. Principalement réservés à l’agroalimentaire et à la santé animale, les services d’Aveyron Labo ont été aussi très sollicités durant la pandémie de la Covid-19.

Durant la crise sanitaire de la Covid-19, et aujourd’hui encore, le laboratoire départemental d’analyses, Aveyron Labo, a joué "pleinement son rôle et continuera dans les semaines à venir", rappelle Jean-François Galliard, président du département.

Alors que quatre nouveaux cas de Covid-19, en un week-end, ont été détectés à Millau, Rodez, Saint-Affrique et Saint-Laurent d’Olt, les tests se poursuivent toujours en Aveyron au rythme de plusieurs centaines par semaine (lire aussi notre édition du mardi 30 juin).

"Nous avons pu analyser jusqu’à 500 échantillons par semaine, et près de 3 600 depuis le mois de mai, précise Roland Brugidou, le directeur d’Aveyron Labo. Nous travaillons en étroite collaboration avec les laboratoires de LxBIO dont nous sommes le sous-traitant."

Le Gouvernement avait planifié une montée en puissance du nombre de tests : jusqu’à 700 000 par semaine à l’échelle de l’Hexagone, et ce dès le mois de mai. "En Aveyron, nous sommes largement en capacité d’assurer le nombre de tests demandés", souligne le directeur d’Aveyron Labo.

"Nous étions prêts plusieurs mois avant les demandes du Gouvernement de tester massivement, rajoute Roland Brugidou. Seulement, nous avons été avertis au dernier moment. Tout a dû se mettre en place en peu de temps. Mais nous sommes parvenus à le faire en collaboration avec toutes les équipes."

La vocation principale d’Aveyron Labo reste "la santé animale. Les analyses Covid-19 représentent à peine 2 % de notre activité, poursuit Roland Brugidou. Mais, tous les investissements réalisés ces dernières années nous ont permis d’assurer la prise en charge de ces analyses, puisqu’elles répondent à des normes sanitaires très importantes."

"C’était une volonté de notre part, assure Jean-François Galliard, Nous souhaitions que cet outil du Département contribue à cet effort dans la lutte contre la pandémie."

Outil local

Un outil de pointe utilisé donc en temps normal "au service des éleveurs, de la santé animale, de l’agroalimentaire, de l’eau et de l’environnement, il sert pour les analyses génétiques, parasitaires, bactériologiques, etc.", détaille Vincent Alazard, conseiller départemental et président d’Aveyron Labo.

Un peu plus de 70 départements travaillent avec Aveyron Labo pour traiter leurs échantillons. "Cette crise sanitaire nous a rappelé l’importance de disposer d’un outil performant, localement, rajoute Vincent Alazard.

Un matériel de pointe pour les analyses et un personnel « qualifié »

« Au sein de notre laboratoire, nous disposons de matériel de pointe, qui coûte plusieurs centaines de milliers d’euros. Mais cet investissement est nécessaire, explique Roland Brugidou, le directeur d’Aveyron Labo. Nous avons également du personnel qualifié qui nous permet d’assurer le traitement de données parfois complexes. Et c’est ce qui fait d’ailleurs notre force auprès de nos clients. Plusieurs labels de qualité sont venus récompenser notre travail. »

En chiffres

114 personnes travaillent pour Aveyron Labo, dont plus de 100 équivalents temps plein. En 2014, environ 70 collaborateurs étaient employés.
800 000 échantillons par an, et plus de 2 000 000 d’analyses par an sont réalisés. Aveyron Labo a plus de 32 000 clients.
8,7  millions d’euros de chiffre d’affaires en 2019. A titre de comparaison, le CA d’Aveyron Labo était de 4,4 millions d’euros en 2014.
1967. Le Conseil général de l’Aveyron finance la reconstruction du Laboratoire services vétérinaires afin d’offrir un appui technique plus important aux agriculteurs.
2006. Délégation de service public des activités du LDA 12 (Laboratoire d’analyse départemental) à la société d’économie mixte Aveyron Labo.
2013. Transformation de la SAEML (Société anonyme d’économie mixte locale), Aveyron Labo, en groupement d’intérêt public (GIP).
 

Philippe Henry
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