La Région et les usagers du train de nuit Paris-Rodez mettent la pression sur le ministre

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  • Les conseillers régionaux, Jean-Luc Gibelin et Stéphane Bérard, plaident pour le train de nuit.
    Les conseillers régionaux, Jean-Luc Gibelin et Stéphane Bérard, plaident pour le train de nuit. G.L. / G.L.
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Le vice président de la région en charge des transports, Jean-Luc Gibelin, présent mardi 7 juillet à Capdenac-Gare met la balle dans le camp du gouvernement pour que le train de nuit reliant Paris à Rodez circule à nouveau quotidiennement.

Qu’il fête sa promotion en remettant le train de nuit à Rodez ". Le vice-président de la Région Occitanie, en charge des infrastructures de transport et des mobilités, Jean-Luc Gibelin, s’adresse directement à Jean-Baptiste Djebarri, secrétaire d’État aux transports dans le gouvernement Philippe devenu ministre délégué dans celui de Jean Castex. " Et qu’il le fasse rapidement ", demande l’élu régional qui a animé hier matin, en mairie de Capdenac-Gare, une rencontre avec la presse, les syndicats (la CGT était le seul présent), les sections locales de Capdenac et de Figeac du Parti communiste et les représentants d’associations d’usagers dont celle de défense de la gare d’Assier (dans le Lot) et de promotion du rail. "La décision est politique. C’est au gouvernement à contraindre la SNCF à relancer la circulation de ce train de façon pérenne. La balle est dans le camp du ministre des Transports ", insiste et répète Jean-Luc Gibelin. " D’autant plus que c’est techniquement faisable ".

Uniquement le week-end pendant l’été

Il s’appuie aussi sur la convention sur les trains d’équilibre des territoires signée avec l’État et la SNCF et qui court jusqu’en 2 023. " Elle prévoit la desserte de la région pour le train de nuit. " La circulation du train de nuit, entre Paris et Rodez, a été rétablie par la SNCF pour la période estivale, uniquement que pour les week-ends (vendredis, samedis et dimanches). Le Conseil régional appuie donc la demande du Comité de vigilance ferroviaire qui regroupe Lot/Aveyron qui regroupe la CGT, le PCF et les associations d’usagers. "Le train de nuit est l’épine dorsale de la ligne ferroviaire Brive-Rodez. Il est fondamental de le remettre en circulation dans les meilleurs délais de manière pérenne", tonne, avec de la colère dans la voix, Jacques Montal, un fervent défenseur du rail depuis de très nombreuses années. "C’est absolument scandaleux de ne pas avoir ce train tous les jours", s’offusque Gille Marinet, secrétaire de la section de Capdenac du Parti communiste. Et pour lui, pas de doute, le gouvernement a décidé d’abandonner le train de nuit. " Le reste n’est qu’arguties."

Une étude sur la relance des trains de nuit avait été demandée par le ministre pour l’été. Jean-Baptiste Djebarri a annoncé, il y a quelques jours, que le rendu était reporté à l’automne pour cause de Covid-19. "Cela commence déjà par maintenir les trains qui existent", lance le collectif d’usagers. Il a préparé un dossier, avec ses propositions, à verser à l’étude.

Et sur la question de la fréquentation de ces trains, Jean-Luc Gibelin se veut clair. "Quand l’offre est régulière, avec une information suffisante donnée en amont, et les horaires adaptés, il n’y a aucune difficulté pour les remplir."

Et surtout, l’élu régional ne veut pas les opposer aux trains à grande vitesse. "Ils se justifient en complémentarité." Une question d’aménagement du territoire.

Et la gare de Figeac ?

Détruits par un incendie, en novembre 2018 (photo), les bâtiments de la gare de Figeac ont été rachetés par le conseil régional, dans le cadre d’un dispositif qualifié de « novateur », par Stéphane Bérard, maire de Capdenac et conseiller régional, président la commission transports et infrastructures. « Ce qui veut dire que la SNCF devient locataire des bâtiments », fait remarquer l’élu.
Si cette gare abritera toujours un accueil et les guichets ferroviaires, une requalification des bâtiments est envisagée. La création d’un pôle d’échanges multimodal fait partie des possibilités.  Pour une nouvelle gare, opérationnelle, peut être, fin 2022.
 

Guy Labro
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