Aux confins de la sculpture romane

  • Aux confins de la sculpture romane
    Aux confins de la sculpture romane
Publié le / Mis à jour le S'abonner

SAINT-GÉNIS-DES-FONTAINES Voici l’histoire d’une renaissance. Celle de l’abbaye bénédictine Saint-Génis-des-Fontaines, fondée sous Charlemagne (778-780). Alors que la Révolution française précipite sa déchéance, elle est vendue comme bien national en 1796 puis démantelée dans les années 1920. Un antiquaire parisien rachète alors une grande partie du cloître avant de les revendre. Les colonnes, chapiteaux et piles sont disséminés aux quatre coins de la France et même outre-Atlantique, au musée des Cloisters, à Philadelphie. Dès 1975, Saint-Génis entreprend la recomposition de son "trésor" culturel. Aujourd’hui, le cloître a retrouvé ses couleurs de jadis. Il est l’un des rares exemples d’architecture de transition entre le roman et le gothique. Autre particularité : ses marbres polychromes et ses chapiteaux sculptés au riche programme iconographique inspiré de la faune et flore locale. Quant à l’église, également construite au VIIIe siècle, elle vaut le détour pour son linteau, connu pour être la première sculpture romane datée. Une fresque en marbre doré exécutée, selon le texte qui y est gravé, la 24e année du règne du roi Robert, c’est-à-dire en 1020. Il y a pile 1 000 ans.

PUIG Estelle
Voir les commentaires
Réagir