Des colonies de vacances « apprenantes » en Aveyron

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  • Le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer et Gabriel Attal, l’ex secrétaire d’État et aujourd’hui porte-parole du gouvernement, lors de leur visite en Aveyron en juillet 2019.
    Le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer et Gabriel Attal, l’ex secrétaire d’État et aujourd’hui porte-parole du gouvernement, lors de leur visite en Aveyron en juillet 2019. JAT / JAT
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Educatives et ludiques. Voilà comment pourront être les vacances des enfants qui seront inscrits aux « colos apprenantes » proposées par le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. En Aveyron, 14 sites sont labellisés.

Pendant près de deux mois de confinement, les élèves ont été coupés de leur école et des enseignants et des savoirs qui y sont délivrés.
Et pour certains, cette période a été synonyme de décrochage scolaire. Évoqué par le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, le 6 juin dernier, le « plan vacances apprenantes pour un million d’enfants » se met petit à petit en place partout en France.
Une initiative qui prend la forme de plusieurs dispositifs : la découverte des métiers et des formations dans les lycées professionnels, un soutien scolaire en particulier à Villefranche-de-Rouergue ou à Onet-le-Château, mais également des sessions proposées avant la rentrée, etc.
En Aveyron, le dispositif « Colos apprenantes » se met en place jusqu’au 31 août avec quatorze sites qui accueilleront les enfants de 6 à 11 ans.

L’importance des collectivités locales

Quelle est la particularité de ce dispositif ? Ces « colos » offrent l’opportunité aux enfants de renforcer leurs savoirs et compétences, dans un cadre ludique, mais également de préparer la rentrée. D’ailleurs, certains établissements du département proposeront une session, une semaine avant la rentrée des classes, pour revoir certains fondamentaux.
Quel est le public concerné par ce dispositif ? Les enfants des familles isolées, monoparentales ou en situation précaire, les enfants en situation de handicap, ou ceux ayant perdu le lien avec l’école ou encore les enfants de familles n’ayant pas de connexion internet suffisante. Parmi tous ces critères, une attention particulière sera accordée aux mineurs isolés.
Les collectivités locales sont au cœur de ce dispositif puisque ce sont les maires, en premiers, qui doivent identifier les familles qui peuvent éventuellement être concernées. Ce sont eux qui procèdent également à l’inscription des enfants sur leur commune (lire ci-desous).

Les séjours en colos apprenantes sont visibles via le lien internet suivant : https ://www.educon.gouv.fr/les-colos-apprenantes-304050.

Les modalités d'inscription

Comment les familles peuvent-elles inscrire leurs enfants ?
Le dispositif ouvre deux types d’inscription aux séjours : soit via les collectivités partenaires, avec une prise en charge financière spécifique pour les publics prioritaires (décrocheurs, zones politiques de la ville ou rurales, familles mono parentales…). Dans ce cas, l’inscription est réalisée par la collectivité. Il convient de prendre l’attache du service jeunesse de sa commune.
L’inscription peut également se faire sur le site internet du ministère de l’éducation nationale.
Il suffit de sélectionner la structure, puis de prendre contact avec ses responsables. Des réponses peuvent également être trouvées en consultant la foire aux questions.

Pour les collectivités : comment inscrir les enfants de ma commune ?
Les collectivités doivent prendre contact avec la préfecture ; signer une convention avec l’État qui présente des obligations réciproques, puis prendre ensuite directement contact avec les organisateurs proposant des séjours labellisés « Colos apprenantes » en ligne sur ce site.

200

Soit, en millions d’euros, la somme que l’état est prêt à engager pour financier ce dispositif. Elle se matérialise par une aide de l’État pouvant atteindre 80 % du coût du séjour (plafonnée à 400 € par mineur et par semaine), proposée aux partenaires du dispositif à hauteur de 20 % du financement. Cette somme a pour objectif de prendre en charge le départ en séjours labellisés de 250 000 enfants et jeunes, dont 200 000 en quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Ces séjours labellisés sont également ouverts à toutes les familles, qui peuvent bénéficier des aides de droits communs (bons Caf, aides de la collectivité, chèque-vacances).

 

 

Philippe Henry
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