Mathieu Libourel au château de Labro, un retour à la terre… natale

  • Le jeune directeur a troqué l’effervescence de Genève avec la sérénité de la campagne castonétoise.
    Le jeune directeur a troqué l’effervescence de Genève avec la sérénité de la campagne castonétoise. M.P. / M.P.
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Parti faire ses armes dans de beaux restaurants, notamment en Suisse, Mathieu Libourel est rentré au pays en septembre 2019. Il est désormais le directeur de l’exploitation du château de Labro, où il fait souffler un vent de fraîcheur.
 

En ce début d’été, le soleil irradie l’élégante allée du château de Labro. Et l’accueil est à l’image de cette radieuse arrivée : Mathieu Libourel ne quitte pas son sourire. A 26 ans, il est le directeur du château. Il occupe le poste depuis septembre dernier, grâce à un alignement parfait des planètes.

"Quand j’ai quitté Genève, il me restait deux mois avant de prendre un poste dans un restaurant en Martinique. J’ai regardé si je trouvais du travail pour m’occuper et le château de Labro cherchait un chef de salle. J’y suis resté un mois. Et alors que j’attendais mon vol pour la Martinique, dans la salle d’embarquement, j’ai reçu un mail de Jean Rouquet, le propriétaire du château, qui me proposait d’être son nouveau directeur", se souvient le Millavois.

Après une longue discussion dans l’avion avec sa compagne Léna, originaire de Marcillac, ils décident de relever le défi. Six mois dans les Caraïbes, et les voilà de retour en Aveyron.

Retour aux sources

"J’ai toujours eu besoin de la campagne, et de m’oxygéner", confie Mathieu. Cet amateur de course à pied n’a pas hésité à revenir au pays.

Il a toujours gardé ce projet dans un coin de sa tête. Et cette opportunité lui a permis de retrouver ses racines terriennes. "Mes parents sont agriculteurs dans le Sud Aveyron. Le rapport à la terre est très important pour moi." Mais ce n’est pas cela qui l’a empêché d’aller voir ce qu’il se passait ailleurs.

Partir pour mieux revenir

"Il y a un temps pour tout : au début l’apprentissage de la rigueur pour, ensuite, être armé et pouvoir se faire plaisir", remarque le jeune homme. Et son envie de travailler dans la restauration, il l’a toujours eue. "Je me souviens très bien. Un jour, ma mère m’a amené voir un conseiller d’orientation. J’ai fait un test et les résultats indiquaient que j’étais fait à 90 % pour l’hôtellerie-restauration : une vocation."

Une fois son bac technologique en poche, Mathieu Libourel continue ses études dans l’ensemble scolaire du Sacré-Cœur, à Saint-Chély-d’Apcher. Et c’est son stage de BTS qui lui ouvre des portes.

Il rejoint Philippe Etchebest dans son ancien établissement de Saint-Émilion. Le célèbre chef lui propose de prolonger mais le jeune Millavois a envie de voyager et de découvrir autre chose. Philippe Etchebest l’envoie alors chez un autre grand chef : Claude Legras, à Genève. Il restera cinq ans en Suisse. "Je fais ce métier pour la curiosité mais également pour les rencontres. Et elles ont été cruciales dans mon parcours", avoue-t-il.

Capitaine d’équipe

Dans les restaurants où il est passé, Mathieu Libourel a notamment été aux commandes. Avec seize personnes en poste au château, il n’a jamais eu une brigade aussi grande. Mais le défi ne l’a pas effrayé, bien au contraire. "Humainement, on apprend beaucoup sur soi quand on mène d’autres personnes." Et son rôle de chef d’équipe ne s’arrête pas là. Embaucher des jeunes de l’école hôtelière de Saint-Chély-d’Apcher lui tient particulièrement à cœur, encore plus au vu du contexte actuel. "Je l’ai pris comme une mission. D’autant plus que l’on a beaucoup parlé de solidarité pendant le confinement. Il ne faut pas sacrifier une génération en la privant d’opportunités !", s’exclame-t-il.

Ainsi, une jeune étudiante cuisinière a rejoint les rangs de l’équipe à la réouverture. Un nouveau souffle qui s’intègre à merveille dans la problématique que la Covid a laissée dans la tête de Mathieu Libourel : comment se réinventer ?

Un château pour tous

En arrivant au château de Labro, une des volontés de Mathieu Libourel était de l’ouvrir à tout le monde. "Je trouve important de faire découvrir le lieu aux gens du coin, et de démocratiser l’aspect château", souligne-t-il. Et la crise sanitaire et ses mesures restrictives ont donné un nouvel élan à l’équipe du château. Dès sa réouverture, l’établissement a mis à sa carte un pique-nique champêtre. Cette nouvelle formule "Les paniers du Clos", qui est prolongée tout l’été, permet à tout le monde de venir découvrir le parc et ses espaces habituellement fermés au public. Avec en plus, un nouveau bar à tapas et des soirées barbecue en prévision, le château fait tout pour accueillir de nouvelles têtes.

JDM
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