Football : Lozère et Aveyron vont faire équipe commune

  • Arnaud Delpal, président du District de l’Aveyron.
    Arnaud Delpal, président du District de l’Aveyron. Repro CP / / Repro CP
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À partir de la saison prochaine, les équipes seniors de Lozère vont intégrer les championnats aveyronnais. Explications.
 

De quoi s’agit-il ?

Des petits nouveaux débarquent dans les championnats aveyronnais de football. À partir de la saison prochaine, 27 clubs lozériens seront engagés dans les compétitions seniors du District de l’Aveyron. « Au printemps 2019, des représentants de clubs nous ont sollicités pour nous rejoindre », explique Arnaud Delpal, président de l’instance départementale. Ces formations évoluaient précédemment dans le District Gard-Lozère, avec qui un accord a été trouvé, pour qu’elles changent de secteur. « Cela suit ce qui se fait chez les jeunes depuis trois ou quatre ans », ajoute Arnaud Delpal.

Quels changements dans les compétitions ?

Même si le football lozérien est plus modeste que son homologue aveyronnais (3 000 licenciés et 27 clubs, contre 12 000 licenciés et plus de 100 clubs en Aveyron, selon Arnaud Delpal), des changements sont nécessaires dans l’organisation des championnats seniors pour accueillir 30 nouvelles équipes. « Mais il n’y a pas d’annulation de montées. Ce sont des équipes qui viennent en surnombre », prévient le président du District.
Il a ainsi fallu faire une composition qui prenne compte à la fois de la pyramide aveyronnaise et du niveau des nouveaux venus. « En Gard-Lozère, les divisions vont de la D1 à la D4 alors que nous allons jusqu’à la D6, indique Arnaud Delpal. La saison dernière, les Lozériens avaient deux équipes en D2, une poule en D3 et une en D4. »
En Aveyron, les deux meilleures formations, Marvejols et Le Buisson, rejoignent la D3. Douze équipes évolueront en D4, qui passera de trois à quatre poules et avec des Lozériens répartis dans deux poules différentes. La D5 reste pour sa part à trois poules, qui seront plus étoffées, avec l’arrivée de six formations lozériennes. Enfin, les équipes restantes composeront une poule à part entière en D6.

Quels sont les intérêts de ce rapprochement ?

Le premier est avant tout géographique. « Quand les clubs lozériens sont venus nous voir, ils nous ont dit qu’ils auraient moins de kilomètres à faire en venant chez nous plutôt que de se rendre régulièrement aux portes de Nîmes », rapporte Arnaud Delpal. Toujours côté distance, le dirigeant assure que les nouveaux venus « se trouvent à proximité de l’A75 et ne sont pas trop éloignés pour nous ».
Car tous les clubs de Lozère ne sont pas concernés par l’intégration à l’Aveyron. « Florac va rester avec le Gard et Langogne évolue depuis plusieurs années avec Auvergne-Rhône-Alpes », précise le dirigeant. Et preuve que ce changement ne va pas tout bouleverser, le nom des districts concernés ne va pas évoluer. Du moins pour l’instant.
Le dirigeant justifie par ailleurs le mariage par « une même culture rurale » et le fait que « nous travaillons déjà sur le secteur Aveyron-Lozère pour les détections et les formations d’éducateur ». Arnaud Delpal voit aussi un intérêt stratégique à ce rapprochement. « Cela peut être un atout pour mieux faire entendre notre voix au sein de la Ligue Occitanie », alors que les trois grandes villes (Toulouse, Montpellier et Nîmes) concentrent la grande majorité des licenciés de la région.
« Et puis, je pense que l’avenir sera à la mutualisation, ajoute-t-il. En prenant de l’avance, nous choisissions avec qui nous nous associons et nous le faisons quand nous sommes en bonne santé. »
 

Guillaume Verdu
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