Le tour de l'Aveyron à scooter – étape 3, épisode 1 : Sud-Aveyron, cher pays de mon enfance…

  • La plaine de Promilhac, juste avant d'arriver à Ouyre.
    La plaine de Promilhac, juste avant d'arriver à Ouyre. LR / / LR
  • Myriam et Henri, au pont vieux.
    Myriam et Henri, au pont vieux. LR / / LR
  • Quatre jours autour de Camarès, pour se ressourcer, et pour faire découvrir.
    Quatre jours autour de Camarès, pour se ressourcer, et pour faire découvrir. LR / / LR
  • Pause gourmande (et nostalgique) à Sylvanès.
    Pause gourmande (et nostalgique) à Sylvanès. LR / / LR
  • Le préhistorien Emile Cartailhac, qui a une sépulture digne d'un Jurassic Park à Camarès, est pourtant mort à Genève...
    Le préhistorien Emile Cartailhac, qui a une sépulture digne d'un Jurassic Park à Camarès, est pourtant mort à Genève... LR / / LR
  • Départ de Ceilhes dans l'Hérault.
    Départ de Ceilhes dans l'Hérault. LR / / LR
  • A Rocozels, on bascule dans l'Aveyron.
    A Rocozels, on bascule dans l'Aveyron. LR / / LR
  • Avant cénomes, les nouvelles "dames" des lieux montrent déjà leur nez...
    Avant cénomes, les nouvelles "dames" des lieux montrent déjà leur nez... LR / / LR
  • Paul, à la résidence du Rougier.
    Paul, à la résidence du Rougier. LR / / LR
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Ce tour de l'Aveyron part à l'aventure sur les petites routes du département, défiant chaleur, pluie et pépins mécaniques, à la rencontre de beaux paysages et de belles gens. Ou l'art de se déconfiner en douceur.
Six étapes tous les dimanches du 19 juillet à fin août, et six épisodes par étape sur le site de Centre Presse, du lundi au samedi.
On a fait le plein, le moteur démarre, un coup de klaxon et c'est parti !

 

Du Clapier, au pied du plateau de Guilhaumard, rejoindre Ceilhes en Hérault via la D902, Ceilhes et son plan d'eau qui était la première vision quasi « maritime » de l'enfant du « Sud-Av' »qui partait en été vers la mer. Un village de vacances, aujourd'hui quelque peu surané, mais où les jeunes se baignent toujours. Il n'y a guère de monde à présent, et la crise sanitaire n'y est peut-être pour rien.

Plus de station-service, par exemple, et lorsqu'on demande laquelle est la plus proche, on vous répond « Cénomes « .

« Et Avène-les-Bains ? 

- Il n'y en a pas. »

Et voilà, changement d'itinéraire dès le départ. Je voulais prendre le temps et savourer l'instant où j'entrerais à nouveau, en visiteur, dans le berceau de mon enfance, mais non, le retour sera direct, sans autres circonvolutions héraultaises. Pas d'Avène, mais aussi pas de Mélagues et autres Tauriac-de-Camarès, juste une entrée discrètement fracassante au coeur même de l'enfance, à l'endroit où j'ai grandi. Cénomes pour éviter le coup de pompe, Fayet et son beau château qui un temps semblait être revenu à la vie mais qui paraît s'être rendormi, Ouyre juste en passant pour y revenir bien vite, et Camarès, « capitale » de ce rougier, qui résiste à tout même à l'oubli, et où je sais que je trouverai gîte et couvert. Forcément, j'y vient tous les ans ou presque.

Cette étape sera forcément différente. Parce qu'ici vinrent les premiers amis, les premières amours, les premières emmerdes. Parce que l'étonnement est autre chose, quand le récit passe par la mémoire. Parce qu'ici chaque village, chaque paysage, chaque virage de chaque route, sans parler de nombre de têtes que je croise, me ramènent à un souvenir. A Sylvanès par exemple, où je vais dîner à peine arrivé, ce n'est pas l'abbaye qui me parle d'abord ni son festival de musique, mais c'est la famille Vayssac, dont je connais les fils et fille et dont je vois les parents prendre l'air sur leur perron, près du restaurant que la famille a largement contribué à faire naître. A Camarès, le rougier est tout autant splendide pour moi que la cour d'école où l'on jouait aux billes, ou le terrain de foot où cadet et junior nous jouions pour la gagne.

Il y a deux endroits où je me pose lors des jours que je passe pour me ressourcer ici. La résidence du Rougier, l'ancien château Rachou qui nous faisait rêver nous autres mômes, tenu par Monica et Paul, et l'hôtel du Pont vieux, au bord du Dourdou, avec Henri aux fourneaux et Myriam au service. C'est là où je prends mes aises, quand je ne dors pas chez des amis ou mieux : quand je ne plante pas ma tente au Baou du Dourdou d'Ouyre…

Cette étape se fera donc comme un critérium, autour de Camarès, peuplé d'êtres, d'histoires et de paysages. Mais surtout de souvenirs. Puissent-ils rendre les images plus belles.

Laurent Roustan
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