Covid-19 : une dizaine de cas en un week-end : la prudence s’impose

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  • De nombreux tests sont en cours pour identifier les cas contacts.
    De nombreux tests sont en cours pour identifier les cas contacts. Archives J.A.T. / Archives J.A.T.
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C’est la première fois depuis mai qu’un grand nombre de cas émerge en si peu de temps. Même s’il reste nécessaire de ne rien modifier à la vie quotidienne, le respect des règles est plus que jamais d’actualité…

Une petite dizaine de personnes testées positives au coronavirus ont été recensées au cours du seul week-end dernier. C’est la première fois depuis le déconfinement qu’autant de cas émergent en deux jours. Il faut remonter au week-end du 27 juin pour enregistrer cinq cas de patients contaminés, avec un petit nombre de cas contacts…

De fait, le centre hospitalier de Rodez, vient de réactiver son service de soins pour les patients atteints du Covid, même si aucun d’entre eux n’est désormais en réanimation. Quelques lits ont ainsi dû être rouverts, pour la première fois depuis le confinement mais la "capacité hospitalière reste largement suffisante".

Contaminés hors du département

Cette fois, les cas contacts pourraient bien être plus nombreux, le travail mis en œuvre par les équipes spécialisées de la CPAM pour retrouver ces contacts et les prévenir s’avère un peu complexe. Notamment autour d’une personne résidant dans le département mais revenant d’Algérie et testée positive, et dont l’entourage est assez élargi.

En ce qui concerne les autres cas, on retiendra deux militaires de la 13e DBLE du Larzac, dont un logé hors du camp. Mais aussi un médecin aveyronnais, testé lui aussi positif alors qu’il revenait de Catalogne. On retiendra également une personne âgée, résidante dans l’Hérault, mais séjournant en Aveyron, probablement dans le cercle familial, qui a dû être hospitalisée à Rodez.

Ces quelques exemples révèlent pour l’essentiel des "patients zéro" ayant contracté le virus hors du département. Mais susceptibles, sans le savoir, de contaminer localement leur entourage.

"Pas assez de précautions"

Pour autant, "on constate que nombre de gens ne prennent pas assez de précautions, que ce soit à la sortie des églises, dans les mariages, ou les rassemblements familiaux, où se multiplient les embrassades", relève la préfète de l’Aveyron. Et Catherine de la Robertie dénonce avec vigueur "certains comportements inadaptés, qui vont à l’encontre des mesures sanitaires " et rappelle " toute l’importance des gestes barrières" en invitant "chacun de nous à la plus grande prudence dans le cadre privé, en particulier pour l’organisation de soirées familiales ou amicales qui se multiplient tout naturellement en période estivale mais qui sont bien sûr des lieux potentiels de dissémination du virus".

"Reprenons tout de même une vie normale"

Finalement, à trop dire que le virus continue de circuler, le message a perdu de sa force et les nouveaux réflexes permettant de se protéger les uns des autres peinent à être acquis par tout l monde…

"Il n’est pourtant pas question d’affoler la population, confie la préfète de l’Aveyron. Reprenons tout de même une vie normale, sortons, fréquentons les lieux de vie, les espaces culturels…". Catherine de la Robertie était ainsi hier matin à Espalion pour une visite des musées de la ville, comme une invitation à reprendre le cours normal des choses. "Il en va du moral de nos concitoyens mais aussi de la santé de l’économie".

La préfète assure "ne rien vouloir interdire, contrairement à ce que beaucoup de gens pensent". Mais insiste sur une nécessaire vigilance "pour éviter une reprise épidémique en Aveyron". Et d’inviter, encore et toujours "les organisateurs des rassemblements, de même qu’aux cafés et restaurants qui attirent davantage de monde en cette période, de respecter scrupuleusement les protocoles sanitaires en vigueur et de les rappeler à nos concitoyens".

Le cas de Villefranche s’avère négatif

La 18e édition des Nuits musicales, à Villefranche, a dû être interrompue en raison de la suspicion d’un cas de Covid-19 : l’un des régisseurs du spectacle, qui revenait de Bretagne, présentait tous les symptômes du virus. Les organisateurs du festival n’ont voulu prendre aucun risque (notre édition de mercredi 28 juillet).
Les résultats d’une analyse pratiquée par l’hôpital d’Albi ont été connus hier matin et, fort heureusement, le test s’est avéré négatif, un deuxième test l’a confirmé hier soir.
 

Christophe Cathala
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