Sainte-Radegonde : chez les Sanhes, dixième été de glaces à la ferme

  • Une ferme bien glacée.
    Une ferme bien glacée. Centre Presse / José A. Torres / Centre Presse
  • Chez les Sanhes, dixième été de glaces à la ferme
    Chez les Sanhes, dixième été de glaces à la ferme Centre Presse / José A. Torres / Centre Presse
  • Chez les Sanhes, dixième été de glaces à la ferme
    Chez les Sanhes, dixième été de glaces à la ferme Centre Presse / José A. Torres / Centre Presse
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À Sainte-Radegonde, on élève des vaches laitières et, depuis 2011, on fabrique aussi des glaces. Et ça marche !

Une glace, ça vous dirait ? Si on prenait la dernière venue de chez Sanhes, la glace au Chocolat de Bonneval. Elle a connu un vrai succès sur les bûches glacées cet hiver et c’est désormais en pots que l’on peut la trouver. Les producteurs ont en effet eu l’autorisation, et peut-être même la bénédiction, des religieuses de l’abbaye du Cayrol, au-dessus d’Espalion. Il faut dire qu’elles avaient un interlocuteur pas tout à fait comme tous les glaciers. Puisque c’est un agriculteur qui est venu les voir. Stéphane Sanhes, éleveur de montbéliardes à Sainte-Radegonde, aux portes de Rodez.

Pour le dixième été, avec sa famille, il commercialise en effet des glaces fabriquées à la ferme, avec le lait issu de son exploitation. Et il en commercialise de plus en plus, tant le succès est là. Et la chaleur aussi, c’est vrai ! Comme il dit, la glace est un "produit météosensible".

Mais quand il reprit l’exploitation familiale, à la Planque, il ignorait évidemment qu’un jour, il serait aussi "éleveur de saveurs". Et que juste derrière l’étable, il ouvrirait un comptoir à glace, où, tous les matins de l’été, et les samedis matin de l’année, on assiste à un véritable défilé de clients.

Toute la famille s’est jetée dans cette aventure quand Stéphane Sanhes, alors que la fin des quotas laitiers pointait à l’horizon, réfléchissait à trouver une valeur ajoutée au lait de son exploitation bio. "Le fromage, on arrivait après, il y en avait déjà beaucoup. S’étendre n’est pas forcément évident par rapport à notre situation géographique et on s’est dit pourquoi pas les glaces". Une réflexion menée avec son épouse, sa fille et ses deux garçons. Et tout le monde a mis la main à la pâte, ou plutôt dans la crème, pour que cela marche. Son épouse Sylvie a troqué sa blouse d’infirmière pour celle de fabricante de glace, et sa fille, Esther, partie dans des études en histoire et patrimoine, a vu son histoire à elle bifurquer vers celle de la famille, les deux frangins ayant entre-temps apporté leur contribution, avant d’emprunter de nouveaux chemins.

Cette aventure a également germé dans la tête de la famille Sanhes car Stéphane savait qu’il pouvait compter sur la qualité du lait de ses montbéliardes, qui pâturent aux beaux jours et ne mangent que du foin à l’étable, et dont le lait est livré à Biolait.

"À faire ce nouveau métier, on a souhaité le faire dans les règles de l’art, avec formation par un glacier, laboratoire aux normes, etc." explique Esther. "Puis on y est allé petit à petit", avance le père, qui se souvient aussi de tout le travail et des concessions qu’il a fallu faire. "C’était audacieux, en effet " rigole-t-il.

D’autant que ce projet avait quelques constantes. Comme le souhait d’être dans une sorte de démarche raisonnée, de ne pas avoir plus d’un intermédiaire entre la ferme et le consommateur. "De pouvoir faire travailler les gens du coin dans une économie circulaire" explique l’éleveur. La carte des glaces en témoigne. Outre le thé de d’aubrac et, donc, le chocolat de Bonneval, les glaces à la cerise sont fabriquées à partir de la production de La Cresse, près de Millau, celle à la poire avec la production de la famille Pouget, à Pruines, celle au miel d’un apiculteur du coin, etc.

Et de cornets en pots, les glaces Sanhes prennent de plus en plus de place dans les congélateurs. Particuliers, restaurants, centres commerciaux : les pots très colorés, qui représentent la terre vue du ciel, se voient de plus en plus. "Et je tiens à la faire remarquer, le fait d’avoir l’estampille "Fabriqué en Aveyron", vers laquelle nous nous sommes tournés dès le début nous a permis d’être remarqués en dehors du département notamment ", souligne Stéphane Sanhes.

C’est peu de dire qu’il est heureux, aujourd’hui, de voir l’évolution de l’exploitation. "On boucle la boucle. On s’occupe de nos bêtes, on les nourrit, elles font du lait, et une partie de ce lait nous le transformons en crème pour la fabrication de glaces que réalisons nous-mêmes…" Il ne vous reste plus qu’à choisir le parfum !

Joel Born
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