Apnée du sommeil et confinement : bonne observance des traitements

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    Apnée du sommeil et confinement : bonne observance des traitements
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Selon une enquête, le confinement a eu des effets sur les patients souffrant d’apnée du sommeil. Le rapport au temps et les horaires de sommeil ont notamment été affectés. En revanche, les patients sont restés très observants quant à leur traitement.

Du 27 avril au 17 mai 2020, une enquête a été menée par Alliance Apnées du Sommeil, en partenariat avec le centre du sommeil du CHU de Grenoble, auprès de 14 000 patients souffrant d’apnée du sommeil. Objectif, " appréhender le vécu des patients et vérifier si ces derniers ont fait évoluer leur traitement ".

Les patients diagnostiqués sont souvent placés sous PPC (pression positive continue), traitement de référence du syndrome d’apnées du sommeil. Bonne nouvelle sur le front de l’observance : "la crise sanitaire a eu peu d’impact sur les habitudes des patients : la quasi-totalité des répondants (96%) déclare ne pas avoir arrêté le traitement, ni même avoir modifié sa durée d’utilisation (86%)", notent les auteurs. "Cette étude prouve que les machines à pression positive continue sont de mieux en mieux tolérées. Il y a eu une bonne responsabilisation des patients qui ont continué leur traitement", estime même le Pr Jean-Louis Pépin qui dirige le centre du sommeil du CHU de Grenoble.

Une perte de repères dans le temps

Malgré ces constats rassurants, le confinement a bien eu un impact sur la vie des patients. Ainsi, " près de 70% des participants à l’enquête évoquent une modification de leurs horaires de sommeil tandis que 25% affirment avoir modifié leurs habitudes alimentaires ". Dans le détail, " 32% des répondants déclarent s’être couchés plus tard et 25% s’être levés plus tard que d’habitude ".Pour Marc Sapène, pneumologue et président de l’Alliance Apnées du Sommeil, cette observation a son importance " car le sommeil aime avant tout la régularité". Ces changements de rythmes révèlent ainsi une perte de repères chrono-biologiques pour des patients souffrant déjà de troubles du sommeil.

A noter : Environ 5 à 6% de la population française souffrirait d’apnées du sommeil, mais seule une partie est diagnostiquée. Au total, 1,2 million de personnes en France sont traitées par une pression positive continue par voie nasale pour une apnée du sommeil.

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