Canicule et masques au menu du weekend

  • L'Ile-de-France (sauf la Seine-et-Marne), plus l'Eure et la Seine-Maritime (soit les deux départements de l'ex-Haute Normandie), soit 9 départements en tout, ont été placés en vigilance rouge canicule.
    L'Ile-de-France (sauf la Seine-et-Marne), plus l'Eure et la Seine-Maritime (soit les deux départements de l'ex-Haute Normandie), soit 9 départements en tout, ont été placés en vigilance rouge canicule. Marccophoto / IStock.com / Marccophoto / IStock.com
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(AFP) - Paris et la vallée de la Seine en alerte rouge canicule, la majeure partie du pays en orange: la France va bouillir ce week-end et les appels à une prudence renforcée sont doubles pour prévenir les pics de chaleur et tenir les gestes barrières au Covid-19, dont les indicateurs se dégradent.

Qui aurait pu imaginer il y a encore deux ans, qu'une partie de la Normandie puisse passer en vigilance Rouge canicule deux étés de suite !?", a lancé sur Twitter le prévisionniste de Météo-France François Jobard.

L'Ile-de-France (sauf la Seine-et-Marne), plus l'Eure et la Seine-Maritime (soit les deux départements de l'ex-Haute Normandie), soit 9 départements en tout, ont été placés en vigilance rouge canicule, "du fait du risque de sur-mortalité dans le contexte sanitaire actuel lié à la pollution à l'ozone et au Covid, ainsi qu'en lien avec la sensibilité dans les zones fortement urbanisées", prévient Météo-France.

"On sort tôt le matin et à partir de midi, on ne bouge plus de l'appartement. La chaleur assomme un peu les enfants", raconte à l'AFP Ornella, venue, avec ses deux fils de 4 et 6 ans, chercher un peu d'air au Bois de Boulogne.

Même programme pour Roland et Hélène, retraités résidant à Boulogne Billancourt (Hauts-de-Seine). "On craint beaucoup la chaleur", explique la sexagénaire. Ils sortent tôt le matin "pour s'aérer", pour "l'hygiène de vie" mais ensuite retournent se calfeutrer dans leur appartement.

"Hydratez-vous et prenez soin des personnes vulnérables", rappelle le ministère de l'Intérieur.

Cette canicule "durable" s'est installée depuis jeudi alors que les indicateurs clés de suivi de l'épidémie de Covid-19 continuent de se dégrader dans le pays, où 2.288 personnes ont été diagnostiquées positives au nouveau coronavirus en 24 heures, d'après un bilan publié vendredi par la Direction générale de la Santé (DGS) qui appelle à "renforcer la vigilance".

Car la chaleur ne dispense pas des gestes barrières et du port du masque, martèlent les autorités sanitaires. Les masques, notamment chirurgicaux, peuvent être portés plusieurs heures sans altérer nos capacités respiratoires, rappelait vendredi l'Inserm.

Ils deviennent d'ailleurs obligatoires en extérieur dans les lieux très fréquentés de plus en plus de villes, et autres sites touristiques, comme à Marseille, Ajaccio, Carcassonne ou encore Bordeaux, et Rennes qui ont emboité le pas de la métropole de Lille.

- Nouveaux records de température -

"La France vit un épisode caniculaire de forte intensité". "Soyons prudents, gardons les bons réflexes", a exhorté samedi le ministre de la Santé Olivier Véran.

Car outre les neuf départements en alerte rouge, 53 autres sont en vigilance orange. Sur une large bande allant des Pyrénées à la frontière belge, en passant par le Centre, l'épisode caniculaire sera "durable", "marqué notamment par des nuits chaudes voire tropicales".

Un phénomène qui devrait prendre fin "par l'ouest à partir de mercredi" seulement, avec une dégradation orageuse marquée, précise Météo-France.

En attendant, "la chaleur s'accentuera samedi sur le Nord et le Nord-Est. Il y fera entre 35 et 39°C localement 40°C". "Mais les températures seront un peu moins élevées qu'hier dans l'Ouest et le Sud-Ouest", prévoit Météo-France.

Vendredi avait ouvert le bal des records avec plusieurs sommets pour un mois d'août (40,8°C à Brive, 39,8°C à Cognac, 39,6°C à Nantes ...), et "quelques records absolus sur des stations du réseau secondaire, notamment en Charente (devant août 2003 et juillet 2019 !)", selon le prévisionniste Etienne Kapikian.

Les températures de fin de nuit étaient "encore très hautes" avec 29°C au sommet de la Tour Eiffel ou encore 23°C à Toulouse et Bordeaux.

Cette vague de chaleur est également accompagnée en Ile-de-France et dans une partie de la Normandie, du Nord, de Rhône-Alpes et de PACA, par une pollution à l'ozone, polluant classique des canicules qui pénètre facilement les voies respiratoires.

En plein samedi de chassé-croisé sur les routes, la préfecture des Bouches-du-Rhône impose un abaissement de 20 km/h des vitesses maximales autorisées (au dessus des 70 km/h). La circulation différenciée a été mise en place à Paris et Lyon.

Des restrictions d'usage de l'eau ont également été prises dans 72 départements touchés à des degrés divers, selon le site officiel Propluvia.

Relaxnews
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