Le tour de l'Aveyron à scooter – étape 4, épisode 6 : cool camping avant le Cheval du Roi

  • Encore une vue à y perdre les mirettes.
    Encore une vue à y perdre les mirettes. LR / / LR
  • La combe d'Estouillou, vue de loin.
    La combe d'Estouillou, vue de loin. LR / / LR
  • Anne-Marie, Hermann et leur chien Fédor, au Moulin de Liort.
    Anne-Marie, Hermann et leur chien Fédor, au Moulin de Liort. LR / / LR
  • Le scooter a un coup de mou ? Soit, on plante la tente.
    Le scooter a un coup de mou ? Soit, on plante la tente. LR / / LR
  • Le point wi-fi du camping.
    Le point wi-fi du camping. LR / / LR
  • Le Cheval du roi.
    Le Cheval du roi. LR / / LR
  • Autour du Cheval, des vaches.
    Autour du Cheval, des vaches. LR / / LR
  • Le drapeau pirate flotte près du Cheval du roi.
    Le drapeau pirate flotte près du Cheval du roi. LR / / LR
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Ce tour de l'Aveyron part à l'aventure sur les petites routes du département, défiant chaleur, pluie et pépins mécaniques, à la rencontre de beaux paysages et de belles gens. Ou l'art de se déconfiner complètement.
Six étapes tous les dimanches du 19 juillet à fin août, et six épisodes par étape sur le site de Centre Presse, du lundi au samedi.
On a fait le plein, le moteur démarre, un coup de klaxon et c'est parti !

De Sauveterre, prendre la jolie D71 qui passe par Castelnau et sa tour et regagne le haut des colline. Ne pas trop s'arrêter pour économiser le scooter. Naviguer sur la D85 puis tourner à droite à La Rode pour prendre une petite Rode qui rejoint la vallée du Liort puis remonte vers La Salvetat-Peyralès. En bas de la vallée, après le pont, s'arrêter pour lire un panneau présentant le camping du Moulin du Liort. Arrive Hermann dans sa petite fourgonnette, un pot de peinture en équilibre sur le toit, qui s'arrête et vient me parler. Je le suis au camping pour causer plus confortablement, devant une bière fraîche que vient nous servir Anne-Marie sa compagne. Ces deux Néerlandais sont originaires d'Utrecht, « mais c'était dans une autre vie », dit Hermann. Une autre vie à leurs yeux trop stressante qui a pris fin en 1984, quand ils sont venus s'installer dans ce moulin du Liort retapé, et devenu camping depuis 1992 quand une « chaîne » de Camping nature des Pays-Bas les contacte dans ce but. « Ceux sont eux qui nous ont choisi, dit Hermann, nous on début on était venus pour faire des légumes, avoir des chèvres… On est venus pour le calme, mais ça nous plaît encore. »

Y compris l'activité camping, 18 emplacements « verts de verts » sur un hectare de terrain, peuplés à 80 % par une clientèle belge et néerlandaise. « Les gens viennent là pour le calme, la rivère, il y a beaucoup de familles et les enfants y sont en liberté, même si cette année, on a vu beaucoup de couples. » Ici, le farniente est de mise et « les animations sont axées sur la nature : des promenades, des sorties, des visites de fermes, et autres choses très simples, qui plaisent aux gens : du bricolage, de la peinture sur pierre... »

Avec un camping qui n'est empli qu'au tiers de sa capacité, Anne-Marie ont cette année du calme à revendre. Mais ça ne les affole pas : ici, la sérénité semble autant couler que le Liort.

Au moment de partir, c'est le scooter qui une nouvelle décide : je plante alors ma tente dans le camping d'Anne-Marie t Hermann, mais cette fois, mes hôtes m'équipent pour la nuit : couverture isolate, matelas, duvet et gros coussin. Une fois ma « chambre » prête au bord du Liort, Hermann m'amène à La Salvetat-Peyralès, à deux kilomètres de là, et me laisse à l'auberge de Marie et Bruno où je fais un poil bombance. Un dernier verre en compagnie d'un type qui photographie les étoiles, et qui cherche dans le ciel une comète se baladant entre la Grande Ourse et Vénus.

Je reprends ensuite la route du camping, à pied, m'arrêtant dans la pénombre à guetter le ciel. Sans y voir de comète.

Après une nuit plus que confortable, je remercie Anne-Marie et Hermann. Le scooter démarre sans problème. Je prends la direction de Pradials puis bifurque vers Lescure-Jaoul. Je ne m'arrête qu'à peine pour voir de loin la combe d'Estouillou, en bas de Cadoulette, dont l'aspect sauvage m'attirait.

A Lescure-Jaoul, je grimpe sur le Cheval du Roi, qui n'est pas un canasson, mais une table d'orientation culminant à quelque 624 m, en compagnie de ce qui doit être un menhir (c'est lui qui a été appelé le Cheval du roi). D'ici, un beau panorama sur le Haut-Ségala et au-delà. Vers l'ouest-Aveyron, la prochaine étape…

Centre Presse Aveyron
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