Le tour de l'Aveyron à scooter : l’ouest du Ségala de bas en haut

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  • Chaud sur le Ségala.
    Chaud sur le Ségala. LR / / LR
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Le résumé de la quatrième étape. De l’endroit où le Tarn arrive dans le Tarn, grimper en musique sur le Ségala côté Réquistanais, et vagabonder plus ou moins le long du Viaur, au hasard ou presque. Un paysage de collines où les champs, du culture ou destinés à l’élevage, sont aux sommets (guère plus de 500 m d’altitude, et les forêts demeurent en général au fond des vallées étroites. Beaucoup de balades sans GPS, de recherches sous une chaleur qui rend à nouveau le scooter capricieux au démarrage. Mais toujours des paysages nouveaux, qui agrippent l’œil au détour d’un virage. Et de beaux rendez-vous et découvertes : de la folle alchimie à Lincou, le mystère d’une cité perdue dans les plis du temps, un parfum de french cancan, une sieste à Sauveterre, des nuits au camping faute d’avoir déniché plus confortable, et finir par grimper sur un "Cheval"... Une vraie aventure, quoi.

L’ouest du Ségala de bas en haut
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Le secret de la pierre philosophale à Lincou

Le musée-galerie du Manoir. Son "conservateur" est un personnage. Guy Savy aurait pu rester agriculteur à Rulhac ("la plus grosse exploitation du coin", me dira-t-on plus tard) et élever ses brebis pour le roquefort, mais sans tout laisser tomber, c’est moins vers les ovins que vers les devins qu’il s’est tourné, moins vers le terroir que vers l’histoire. Cet amateur de brocante a collecté sa vie durant une foultitude d’objets pour monter son musée à Lincou, retapant une vieille baraque au pied de l’église pour en faire l’un des plus étranges musées, autant empli d’histoire que de poésie, de mystère et de légendes. Cinq étages composent ce musée, et chaque étage possède plusieurs collections d’objets, dont "dix pièces uniques au monde". Et en sus, Guy vous révèle le secret de la fabrication de l’or...

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Tous les lundis, Sauveterre s’endort...

Lundi vers midi, la bastide a l’air endormie sous le soleil. Vraiment endormie. À peine quelques touristes tournent-ils autour des quelques échoppes d’artisans ouvertes, autour de l’office de tourisme ou sous les arcades de la place. Mais la plupart des commerces sont fermés, et surtout bars et restaurants. Certains pique-niquent sur les tables des cafés fermés, dont un finit par ouvrir. Sébastien, son gérant, tout comme Benoit, qui propose des visites guidées à l’office de tourisme, regrettent cette habitude des commerces fermés les lundis. Surtout en période estivale. Il ne reste plus qu’à faire de même, et aller piquer une sieste sur les bords du Lézert.

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Le départ : chants séfarades à St-André

Boris, des statues-menhirs contemporaines, m’avait indiqué le village de Saint-André, au-dessus de la vallée du Tarn... tarnais, où se déroulait une exposition d’œuvres sur les murs du village, dans le cadre d’un festival culturel Campagn’Art. Une jolie balade dans ce petit village un brin perché, avec un château qui hélas tournait le dos à la vie culturelle du coin. Et cet après-midi-là, pour rendre la visite plus agréable, des concerts se déroulaient dans la petite église de Saint-André : les chants médiévaux de Nicolas Dedieu, et ceux, séfarades, de Naïma Chemoul et l’ensemble Maayan. Un festival appelé "Les troubadours chantent l’art roman en Occitanie". Un moment gracieux pour bien commencer le raid.

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Toulouse-Lautrec et la cité perdue de Sorazis

Au château du Bosc, demeure du peintre Toulouse-Lautrec jeune qui y fit ses premières esquisses, les visites sont espacées cet été, pour cause de Covid. "Nous avons perdu 70 % du chiffre d’affaires, dit Corinne", qui gère le lieu avec son mari Jean-Claude. L’an dernier, une soirée cabaret à la parisienne peuplée de jupons et frou-frou que Toulouse-Lautrec aimait croquer en peinture s’était déroulée dans cette belle bâtisse. Mais cette année, point de Paris "french cancanesque" qui plaît tant dit-on aux anciens Ségalis...

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Mais est-ce qu’enfant, Henri de Toulouse-Lautrec est allé jouer au chevalier sur le rocher de Miramont, à quelques kilomètres du château du Bosc, lequel rocher fait aussi partie de sa famille ? Si oui, peut-être a-t-il entendu l’histoire de Sorazis, une ville qui exista là durant plus de mille ans, au moins du temps des Rutènes qui en firent l’une de leurs places fortes, jusqu’à la guerre de Cent ans où elle fut détruite. Aujourd’hui, il ne reste quasiment rien de cette cité, quelques cavités aménagées, des pans de murailles en ruines. Et son nom sur la table d’orientation...

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L’arrivée : le cheval du Roi

Après une petite panne pile poil au camping du Moulin de Liort près de La Salvetat-Peyrales (mais cette fois, une nuit tout confort sous la tente grâce à l’amabilité d’Anne-Marie et Hermann), passer La Salvetat-Peyralès et grimper jusqu’au Cheval du Roi via Lescure-Jaoul. Le Cheval du Roi doit son nom à ce qui est probablement un menhir posé sur ce sommet qui offre un superbe panorama sur tout le Haut-Ségala et au-delà.

Dans les environs immédiats, deux autres lieux à visiter : la chapelle Saint-Amans de Cadoule qui domine la vallée du Jaoul, et la tour d’observation du Puech de Flauzins, une tour qui permet l’observation des migrations d’oiseaux.

JDM
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