Maison Kaspers : convention résiliée, c’est reparti pour un (dernier) tour ?

  • Pierre Ignace, nouveau maire.
    Pierre Ignace, nouveau maire.
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Une décennie après son effondrement, la maison Kaspers reste une verrue au cœur du bourg. Pierre Ignace, fraîchement élu maire, reprend l’affaire, quasiment à zéro. "C’est la priorité et un bout de cheminée est encore tombé la semaine de notre installation". Et d’expliquer son choix de résilier la convention signée l’an dernier par son prédécesseur avec l’Établissement public foncier (EPF). "L’EPF en charge de l’expropriation n’avait pas entamé la procédure, prévoyait des logements dont certains sociaux et ne pouvait pas apporter une aide financière mais un crédit à taux zéro."

Restitution du projet en octobre

Pour sortir de cet imbroglio, une réunion s’est tenue récemment en préfecture en présence des services de l’État et du Département via Aveyron Ingénierie qui conseillera la nouvelle municipalité sur le plan juridique et les procédures administratives. La procédure d’expropriation durera au plus tard, dix-huit mois.

En attendant, la nouvelle équipe municipale a aussi organisé une réunion publique pour échanger sur le projet en lieu et place de la maison dite Kaspers. Exit l’architecte, un autre a été nommé et le cabinet d’études Cetec effectue son retour… Le nouvel architecte restituera son travail en octobre lors d’une nouvelle réunion publique. Le projet reprend le précédent, celui de la halle Fournier, du nom de la famille qui a effectué un legs d’un montant de 92 000 €. Autre point qui interroge, l’EPF s’engageait à hauteur de 100 000 € dans le cadre de la convention signée l’an dernier. Pour autant, ni le maire actuel, ni son prédécesseur ne veulent polémiquer avec pour leitmotiv "d’aller de l’avant" en misant sur le rassemblement. Dont acte.

Tenter l’unité

Pour ce faire, Pierre Ignace réunira les maires et leurs adjoints des six communes du Carladez pour "se connaître et partager des projets comme les Sentiers de l’imaginaire". Ce n’est pas une mince affaire quand on sait par exemple que le projet porté par son prédécesseur de regroupement pédagogique intercommunal est resté lettre morte. "On doit réapprendre à travailler ensemble", glisse Pierre Ignace qui a le mérite de tendre la main.

Enfin, le jeune élu se réjouit du projet de l’Hôtel Mandilhac dont le chantier, porté par la communauté de communes, débutera en 2021 et se satisfait d’avoir intégré justement le bureau communautaire "pour être au cœur du réacteur", conclut-il. Pour autant, il n’a pas obtenu de poste de vice-présidence alors que Mur-de-Barrez est bourg-centre…

Olivier Courtil
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