Suivez le guide : immersion dans le musée du Scaphandre d'Espalion

  • Océane et Clément, les deux guides du musée, vous invitent à une surprenante immersion dans l’univers fascinant des plongeurs scaphandriers. Des origines du scaphandre autonome, sur les traces des Espalionnais Benoît Rouquayrol et Auguste Denayrouze, à une époque plus récente avec les soudeurs plongeurs de la Comex ou les nageurs de combat du commando d’action sous-marine Hubert.
    Océane et Clément, les deux guides du musée, vous invitent à une surprenante immersion dans l’univers fascinant des plongeurs scaphandriers. Des origines du scaphandre autonome, sur les traces des Espalionnais Benoît Rouquayrol et Auguste Denayrouze, à une époque plus récente avec les soudeurs plongeurs de la Comex ou les nageurs de combat du commando d’action sous-marine Hubert. Joel Born / Joel Born
  • Le casque sans boulon de Tintin.
    Le casque sans boulon de Tintin. Joel Born / Joel Born
  • Le drôle d’ancêtre Klingert de 1797.
    Le drôle d’ancêtre Klingert de 1797. Joel Born / Joel Born
  • Nageurs de combat.
    Nageurs de combat. Joel Born / Joel Born
  • Jusqu’à 500 mètres de profondeur.
    Jusqu’à 500 mètres de profondeur. Joel Born / Joel Born
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Grâce à une importante et très riche collection, le musée du Scaphandre d’Espalion permet de plonger dans le monde méconnu mais terriblement passionnant des scaphandriers. Une histoire que l’on ne s’attend pas vraiment à découvrir en Aveyron, au bord du Lot.
 

C’est un petit musée comme on les aime. Original à plus d’un titre. Unique en son genre. Paraît-il même que c’est le seul en Europe. Un musée où l’on apprend tout plein de choses sur ces hommes qui vont parfois défier les profondeurs marines, dans des conditions particulièrement éprouvantes. Le musée du scaphandre d’Espalion, qui fête cette année son quarantième anniversaire, a vu le jour, en 1980, grâce à la passion d’un homme, Lucien Cabrolié, et à la collaboration du musée océanographique de Monaco, qui fut séduit par le projet.
Dès que l’on franchit le portail de l’ancienne église Saint Jean-Baptiste, l’on plonge dans les traces de deux Espalionnais, Benoît Rouquayrol et Auguste Denayrouze, inventeurs du scaphandre autonome. Le premier ingénieur et directeur de la Compagnie, des Houillères de l’Aveyron, à Decazeville, mit au point, en 1860, un appareil respiratoire permettant de porter secours aux mineurs pris au piège des coups de grisou. Avec son ami d’enfance, Denayrouze, un lieutenant de vaisseau, ils adaptèrent ce régulateur, en 1864, pour son utilisation en autonomie en milieu aquatique. L’incroyable aventure des deux Aveyronnais ne faisait que commencer. Elle allait se poursuivre avec la création du masque groin, puis la conception et la création de nombreux équipements de plongée pour ces étonnants scaphandriers.

Le casque sans boulon de Tintin

C’est forcément l’une des curiosités du musée. Ce casque sans boulon de Benoît Rouquayrol est celui que porte Tintin, dans l’album Le Trésor de Rackham le rouge, paru en 1944. L’appareil régulateur, on le retrouve lui dans 20 000 lieux sous les mers, de Jules Verne. Lors de la visite, on s’attarde également devant la combinaison de survie portée par le spationaute Jean-Loup Chrétien, le premier Français à aller dans l’espace, lors de son retour sur terre.

Le drôle d’ancêtre Klingert de 1797

C’est l’un des premiers scaphandres. Imaginé par un ingénieur allemand, Heinrich Klingert, dès 1797 ! Constitué d’une veste, d’un pantalon de cuir étanche, de lest et d’un casque à hublots dans lequel arrivent un tuyau injectant de l’air et un autre pour l’expiration. Klingert, invente, ancêtre de la ceinture de plomb, des cylindres de ce lourd métal fixé sur des anneaux d’une bande de cuir fixée autour de la taille. T’as le look coco

Nageurs de combat

Le musée du scaphandre permet de faire plein de découvertes. Comme les équipements (un appareil respiratoire d’environ 3 heures d’autonomie à de faibles profondeurs de 6 à 7 mètres) des nageurs de combat du commando Hubert, l’un des sept commandos de la Marine Nationale. Composé d’une centaine d’hommes, tous « chuteurs » opérationnels, il intervient en mer, sur terre et dans les airs, pour des actions sous-marines, des opérations de contre-terrorisme ou des libérations d’otages.

Jusqu’à 500 mètres de profondeur

Parmi les belles pièces du musée, ce scaphandre pieds lourds de 1942 de l’Italien Roberto Galeazzi. Un beau bébé de 390 kg à position statique, destiné à la réalisation de différents travaux sous-marins, jusqu’à 340 m de profondeur. On peut également voir plusieurs équipements des plongeurs soudeurs de la Comex, pionnière de l’industrie hyperbare et de l’intervention humaine et robotique dans des environnements extrêmes. De nos jours, les scaphandriers interviennent jusqu’à 500 m de profondeur.

Gratuit tout au long de l’été

Comme tous les musées départementaux, le musée du scaphandre est ouvert gratuitement durant tout l’été. Les visites guidées (30 minutes) ont lieu du mardi au vendredi. 15 visiteurs maximum. Port d’un masque obligatoire, à partir de 11 ans. Tél. 06 72 78 98 80.

 

Joël Born
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