Alexandre Bourdas : "Je suis souvent en manque de charcuterie aveyronnaise"

Abonnés
  • Alexandre Bourdas s’était dit un jour qu’il changerait d’horizon culinaire. La crise sanitaire a finalement fait mûrir plus vite l’idée qui lui trottait sous la toque.      DR
    Alexandre Bourdas s’était dit un jour qu’il changerait d’horizon culinaire. La crise sanitaire a finalement fait mûrir plus vite l’idée qui lui trottait sous la toque. DR Repro CP / / Repro CP
Publié le / Mis à jour le S'abonner

Début juin, au premier weekend de déconfinement, Alexandre Bourdas publiait sur son site Internet l’annonce suivante : "Le SaQuaNa n’est plus une table gastronomique." Un électrochoc dans le monde de la haute gastronomie que le chef aveyronnais explique sereinement. Nous invitant dans le même temps à profiter de la vie, et de l’aveyron dont il nous livre sa recette personnelle.

Il y a quelques semaines, le cuisinier doublement étoilé annonçait la transformation de son restaurant gastronomique SaQuaNa, à Honfleur (Calvados), en un lieu hybride et populaire. Un choix de cœur, de raison explique le chef aveyronnais dont l’idée de revoir le positionnement de son établissement trottait dans la tête depuis quelque temps déjà. "Je voulais changer", confirme le chef formé dans les grandes écuries du milieu (Bras, Guérard, Marcon…). "Je me suis dit : à 55 ans, je passe à autre chose. Le Covid a simplement précipité tout ça. Je reste persuadé qu’il y a une grosse crise économique qui arrive, et je ne voulais pas, je n’avais pas envie de m’aventurer dans des perspectives économiques incertaines." Si le confinement a confirmé l’appétence des consommateurs pour la vente à emporter, il a aussi ouvert les yeux au chef qui vient de souffler ses 50 bougies. Confiné dans sa cuisine, le chef doublement étoilé s’est signalé à la France entière avec ses sushis premium. "J’ai voulu essayer, sans grande conviction. On espérait vendre une quarantaine de boîtes… On en vend chaque jour plus du triple. Le succès a été incroyable !"

Incroyable au point de créer chez lui un "électrochoc". Oui, une autre cuisine est possible, loin des apparats. Son objectif ? Prendre et donner du plaisir en cuisinant, profiter de l’instant plutôt que de chercher à gagner de l’argent."

Et s’il lance, le 9 septembre, la nouvelle vie du SaQuana, le chef n’en oublie pas son département de cœur, qu’il nous invite à découvrir. Suivez le guide.

 

A son goût

Un lieu emblématique aveyronnais

Pas facile, il y a en a tellement. C’est un peu ce qui fait la spécificité de ce département. Mais si je devais en choisir un seul, je dirais le Vallon de Marcillac. J’aime bien ce paysage en terrasses, au milieu de ces vignes. Et j’aime aussi le vin !

Un plat incontournable

Sans hésitation, un bon petit saucisse-aligot ! Un plat simple que j’affectionne tout particulièrement.

Une carte postale idéale

Un coucher de soleil sur l’Aubrac avec un panier rempli de produits locaux.

Une personnalité

Je ne peux choisir personne d’autre que Michel Bras pour qui j’ai travaillé 3 ans au Japon.

Un plat

Ce n’est pas un plat mais je dirais la charcuterie aveyronnaise ! J’en fais venir régulièrement ici… Je suis souvent en manque (rires) !

Un petit coin secret

J’aime les Causses principalement ceux au-dessus de Sébazac ! J’ai fait beaucoup de vélo là-bas, j’adore ce coin. C’est là aussi que vivaient mes grands-parents, je vais m’y promener chaque fois que je reviens. Je m’y plais bien.

Aurélien Delbouis
Voir les commentaires
Réagir