Avec sa caméra, Denis Poracchia part à la chasse aux touroulis

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  • Photographe subaquatique de renom, Denis Poracchia laisse pour cette fois l’élement liquide pour le s grandes étendues aveyronnaises.
    Photographe subaquatique de renom, Denis Poracchia laisse pour cette fois l’élement liquide pour le s grandes étendues aveyronnaises. DP / / DP
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Photographe subaquatique depuis plus de 25 ans, Denis Poracchia quitte l’élément liquide pour le ciel aveyronnais et ses étendues sauvages. Son dernier projet, un documentaire de 52 minutes intitulé Touroulis, retrace la migration de ce volatile particulièrement rare, entre les Causses du Larzac et le Causse Comtal. Un voyage prétexte à la découverte de la faune et de la flore du département mais aussi des entrailles des terres aveyronnaises, ses rivières souterraines, ses cavités inexplorées, ses gourgs insondables. Rencontre avec un passionné qui nous détaille le making-of du documentaire attendu pour le début d’année.

Un touroulis ?

Espèce emblématique de la faune locale, l’Œdicnème criard, mieux connu sous le nom de Touroulis, est un curieux oiseau aux yeux et pattes jaunes. Particulièrement discret le jour, – on ne le rencontre qu’à proximité de son nid construit à même le sol –, le Touroulis demeure malgré tout une espèce en danger. En 10 ans, la population, évaluée aujourd’hui à moins de 100 individus, a chuté de 40 %. À cela, plusieurs explications : "la disparition progressive de son habitat (urbanisation, fermeture des causses liée à l’abandon du pastoralisme), l’utilisation des pesticides, la baisse des populations d’insectes dont ils se nourrissent, sans compter les dérangements répétés lors de la nidification", explique la LPO.

Le Pitch

"Le touroulis, est notre fil conducteur, celui qui va nous permettre d’explorer les Causses justement. Ceux du dessus, la faune, la biodiversité et ceux du dessous, si je peux dire, avec ses cavités, ses gourgs, ses rivières souterraines. C’est un voyage sur et sous la surface de la terre."

Le tournage

"J’ai lancé ce projet voilà deux ans, explique le photographe. J’ai depuis enregistré des centaines d’heures de rush que je vais traiter dans les prochains mois. Le touroulis est un oiseau très discret qui demande de très longues approches qui ne sont malheureusement pas tout le temps couronnées de succès. C’est un long travail, fastidieux mais qui m’apporte énormément de joie. Je ne me plains pas, je suis d’ailleurs incapable de passer plus de deux heures chez moi."

Côté calendrier, Touroulis, dont la sortie était initialement prévue dans le courant de l’année 2020, pourrait n’être diffusé qu’en 2021. "Le Covid a chamboulé beaucoup de choses et j’attends encore de capter quelques images avant de lancer la post-production."

Patience

Si la patience est le maître mot de ce travail, la solitude va avec : "Je travaillais avec des amis au tout début, mais plus personne ne veut m’accompagner, plaisante le cameraman. La raison : "Je peux passer 4 heures à attendre sans que rien ne se passe. Tout le monde n’a pas cette patience."

Un précurseur

Dans le petit village de Salles-la-source, il est connu comme le loup blanc. Et pour cause. Employé communal, Denis Poracchia a été un des premiers photographes à explorer l’élément liquide. C’était il y a 25 ans : "À cette époque, la prise de vue sous-marine était réservée à quelques-uns… Le matériel était encore très rare, donc hors de prix. Je me souviens avoir fabriqué mon caisson étanche en plexiglas. Avec un robinet et une fourchette pour dérouler la pellicule. C’était une autre époque."

Centre Presse Aveyron
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