MJC de Rodez : Bruno Houlès a "œuvré aux côtés d’une belle équipe"

  • Bruno Houlès s’en va dans quelques jours pour de nouvelles aventures en terre albigeoise.
    Bruno Houlès s’en va dans quelques jours pour de nouvelles aventures en terre albigeoise. repro cpa / repro cpa
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Dans un mois, Bruno Houlès ne sera plus le directeur de la MJC de Rodez. Le 16 octobre exactement, il quittera ses fonctions pour devenir le secrétaire général de la scène nationale d’Albi (son successeur n’est pas connu). Un nouveau challenge pour celui qui est arrivé à Rodez le 2 février 2004, « un jour où il pleuvait et où il y avait du brouillard », sourit-il. Vendredi, il présentera donc une dernière fois au public la saison culturelle de la MJC de Rodez. Après une année pour le moins atypique compte tenu du contexte sanitaire, et qui a vu la MJC contraintes de fermer ses portes à ses adhérents durant plusieurs semaines. Ce qui ne lui était jamais arrivé.
Entretien avec celui qui, pendant plus de quinze ans, a posé son empreinte culturelle dans la ville tout en veillant à ne pas prendre la lumière. Et qui a aussi, avec son équipe, accompagné et souvent impulsé le mouvement de cette MJC de Rodez qui est devenu le véritable pivot de la vie culturelle ruthénoise.
 

C’est donc votre dernière rentrée à la MJC de Rodez.

C’est cela. A 55 ans, je pars pour un nouveau projet, que j’avais vraiment envie de mener. Après près de dix-sept années passées à œuvrer au sein de cette structure dans différents champs culturels. Et cela, aux côtés d’une belle équipe. Une équipe dynamique solidaire, qui s’est inscrite dans un projet global. Des gens chouettes. Qui ont parfois dû me supporter, mais qui ont surtout porté ce projet commun, et sont restés soudés dans les bons comme dans les mauvais moments. Puis je ne voulais pas finir ma carrière comme étant le plus vieux directeur de MJC (rires). En tout cas, je ne pars pas en claquant la porte.

C’est toutefois un profil atypique que le vôtre avec la direction générale de la structure et l’organisation de la saison culturelle…

C’est en effet un poste à double entrée. Avec d’une part la gestion globale de la maison et l’axe culturel de la MJC. La gestion de la vie des clubs et des ateliers numériques étant confiée à une direction adjointe, avec David Marrois, en l’occurrence. Et cela fonctionne plutôt bien.

Parlons de l’axe culturel de la MJC que vous avez mené depuis votre arrivée.

C’est faire une proposition artistique qui n’est pas réservée à une élite, même s’il y en a qui le pensent encore, en résonance avec le territoire. Ici, elle est axée autour de la famille, de la jeunesse. La diffusion de spectacles a un rayonnement qui dépasse le cadre de la ville. Puis, il y a le soutien à la création artistique, régionale voire nationale. La MJC de Rodez a acquis une véritable notoriété dans cette thématique enfance jeunesse, qui a donné naissance à Novado par exemple. Et cela fait tout à fait sens dans cette maison qui est une maison des jeunes et de la culture… Je pense que l’on a réussi, tous ensemble, à mener un travail de manière intelligente et intelligible.

Avec une offre culturelle qui a néanmoins évolué au fil du temps.

Elle a toujours été complémentaire de l’offre proposée sur le territoire. Aujourd’hui, elle prend en compte des acteurs comme l’amphithéâtre, la Baleine, le Krill, la MJC de La Primaube, etc. Elle doit se faire dans le partage et la bienveillance, pas dans la concurrence. L’idée sous-jacente reste selon moi de fédérer. On a un bel outil, il faut voir par exemple comment le Club peut en bénéficier. Et comment le Club, de son côté peut aussi s’inscrire dans le projet global culturel. Idem avec Station A. Et c’est ce qu’il se passe

La variété de cette offre culturelle est une bonne nouvelle en soi…

Cela montre la vitalité du territoire. Un territoire qui a d’énormes ressources. Nos gouvernants devraient en tenir un peu plus compte. Créer par exemple des espaces d’échanges formels. L’offre culturelle est importante mais les politiques peuvent aussi être forces de proposition. Ce serait bien qu’ils soient aussi plus porteurs de projets. Ils peuvent l’être en tout cas.

La programmation culturelle est aussi une affaire de confiance.

Absolument ! Puis on aime aussi le regard critique. L’échange entre le public et les artistes, à la fin des spectacles, nous y tenons. Ce rapport humain est hyper important

Compte tenu du contexte, a-t-il été difficile d’organiser cette nouvelle saison culturelle ?

Je crois que cela a été difficile pour tout le monde. Il a fallu faire face à des annulations, des reports… Il a fallu jongler. Mais il y a eu aussi la bienveillance du public. Plus de 65 % de ceux qui avaient acheté des billets se sont repositionnés sur les spectacles reportés. Preuve de ce désir du public. Puis cet été, nous avons hébergé des compagnies pour qu’elles puissent créer. Cela s’est traduit par quelques représentations dans la ville, place de la Cité notamment. Cela a relativement bien marché. Il y a sans doute là une idée à développer… Mais l’on a passé une période où l’on baignait un peu dans le flou…

Cette année aurait également dû être celle des 50 ans de la MJC.

C’est vrai. Mais c’est une année qui reste jubilatoire. On espère tous que ce demi-siècle d’existence de la MJC pourra être fêté en juin 2021. Mais d’ici là, j’aurai l’occasion de revenir à quelques reprises à Rodez…

Propos recueillis par Philippe Routhe
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