Nasbinals : le festival Phot’Aubrac assoit sa notoriété

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  • Une soixantaine d’expos, dont les portraits de Dominique Bécam en intérieur comme à l’extérieur.
    Une soixantaine d’expos, dont les portraits de Dominique Bécam en intérieur comme à l’extérieur. J.B.
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Malgré la crise sanitaire, le festival de photos de l’Aubrac, qui se poursuit ce dimanche 20 septembre, a attiré un nombreux public.

Le festival Phot’Aubrac, l’un des rares à être maintenu dans le paysage aveyronnais, a débuté sous une belle lumière de fin d’été et même si le ciel s’est progressivement assombri, le succès populaire de cet événement culturel était une fois de plus au rendez-vous. Un succès grandissant au fil des éditions, preuve que Phot’Aubrac séduit de plus en plus d’amoureux de photographie. Passablement inquiets au regard de la situation actuelle et des conséquences fâcheuses de la crise sanitaire, les organisateurs, à l’image de Jean-Pierre Montiel et Maurice Subervie, ont rapidement chassé leurs doutes. Dès la première conférence projection du jeudi soir, le public était nombreux sous le chapiteau de 500 places, dressé près de la Rosée du Matin. L’occasion de plonger en eau douce en compagnie de Stéphane Granzotto et de s’envoler pour les Malouines, aux côtés d’Arnaud Guérin, le photographe géologue qui avait déjà conquis, l’an passé, le public aubracien avec ses photos sur les volcans du monde entier. "Dans une société comme la nôtre, où l’on manie trop facilement la peur, maintenir un festival comme celui-là est salvateur pour nous tous, avait lâché le Normand. Ici, il n’y a pas beaucoup de bibliothèques, mais la bibliothèque c’est la nature, et la nature il faut apprendre à la regarder." Et cet amoureux de l’Islande, sa deuxième patrie, de rappeler plusieurs fois à l’auditoire que si l’on veut continuer à apprécier les beautés inestimables et souvent insoupçonnées de notre Terre mère, thème de cette édition 2020, il faut savoir la respecter, la protéger et arrêter de la massacrer comme c’est trop souvent le cas. Si Phot’Aubrac permet donc de retrouver avec grand plaisir des habitués comme Granzotto, Guérin, donc, ou Hans Sylvester, dont l’exposition à Laguiole joue les prolongations jusqu’en novembre, en raison là aussi de son succès, le festival permet chaque année de faire de très belles découvertes. Comme cela aura été le cas avec les portraits saisissants de Dominique Bécam ou l’extraordinaire reportage du photographe belge Benoît Féron, sur la vallée africaine du Rift, ses tribus aux coutumes ancestrales et ses incroyables beautés naturelles. On lui laissera d’ailleurs le mot de la fin : "Phot’Aubrac est un très bel événement, l’accueil des gens est extraordinaire et les expositions sont magnifiques." Le tout dans un cadre véritablement enchanteur, qui favorise les rencontres, les échanges et l’ouverture au monde.

Joël Born
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