Magali et Franck Bonhomme, les deux… "toqués" du Truel

  • Magali et Franck Bonhomme aiment recevoir, dans la bonne humeur.
    Magali et Franck Bonhomme aiment recevoir, dans la bonne humeur. PaDS -
Publié le , mis à jour

Le couple a posé ses valises au Truel, en 2016. Tous les deux au four et au moulin, ils ne manquent pas d’atouts pour satisfaire leurs clients. Dans l’assiette, bien entendu, mais également en termes d’accueil.

Ils sont toqués à plus d’un titre. Et ils le revendiquent avec le sourire jusqu’aux oreilles. Pour le coup, Magali et Franck Bonhomme se sont bien trouvés, un peu par hasard certes, car ils sont sur la même longueur d’onde lorsqu’ils évoquent leur vie au sein de la restauration : accueil chaleureux et familial, sans oublier leur "on aime rigoler" avec les clients dont "on connaît presque tous les prénoms ou les surnoms" ! Et, forcément, au Truel, où ils ont posé leurs valises en 2016, cela ne passe pas inaperçu. Tout cela bien entendu "alimenté" par leurs plats terre et mer.

Franck Bonhomme, originaire d’Argelès-sur-Mer et "fier" d’être Catalan, a suivi des cours de cuisine à l’école de La Colline de Montpellier. Trois ans plus tard et une mention complémentaire en pâtisserie-confiserie décrochée dans la foulée, il a continué son parcours à travers le Languedoc-Roussillon, notamment au sein du groupe Eurest, puis chez le groupe pharmaceutique Sanofi où il était responsable de l’accueil gastronomique des grands patrons. Et c’est au service de ces derniers qu’il a croisé le regard de Magali.

La Montpelliéraine n’aurait jamais dû être là d’ailleurs. Elle avait embrassé une carrière dans le social, mais s’était quelque peu "épuisée" dans ses missions. "Je me suis retrouvée chez Sanofi pour un remplacement, raconte-t-elle. De plongeuse à la caisse, j’ai tout appris sur le tas. Pour terminer comme responsable des préparations froides, du plan des menus et des commandes. D’où ma rencontre avec Franck."

Découverte de l’Aveyron à Broquiès

Soucieux de trouver un peu de calme à la campagne dans une vie très active à Montpellier, le couple jette son dévolu sur une maison secondaire à Broquiès. " Nous sommes tombés amoureux du pays et des gens. Et c’était un très bon moyen pour se déconnecter. " De fil en aiguille, ils sont sollicités pour reprendre L’Auberge à Truel, commune dont ils ne veulent pas entendre parler, lâchant même : " Jamais on ne s’installera ici ! ". Ils ont fini par craquer et, après une étude de marché positive, ils ont repris cette auberge et "ses deux petites salles", durant deux ans. En 2018, une nouvelle opportunité s’est présentée à eux. "L’auberge est devenue un hébergement et la municipalité nous a proposé de reprendre l’épicerie attenante et le snack-bar que nous avons transformé en restaurant avec une capacité d’une soixantaine de couverts. C’est là que nous avons changé le nom avec "Les Toqués du Truel", un jeu de mots qui nous apparaissait couler de source."

Au choix, terre ou mer

Dans l’assiette, le chef catalan "joue" entre terre et mer. "C’est vrai que les Aveyronnais sont particulièrement attachés à la viande, mais j’ai malgré tout voulu leur proposer du poisson car j’ai appris à bien le travailler." Aujourd’hui, par exemple, les gourmets pourront déguster des gambas grillées au beurre d’échalotes et sa réduction de Banyuls (forcément), tout en pouvant choisir également des brochettes de bœuf à la plancha, sans oublier en entrée le foie gras poêlé sur papillote de pomme de terre. Le tout accompagné d’un vin millavois ou marcillacois, voire languedocien. " Les menus changent et évoluent en fonction de nos envies, des saisons mais également des avis des clients, glissent-ils. Les produits sont pour la plupart aveyronnais. Ils ne le sont pas tous car, malgré toute notre bonne volonté, certains producteurs n’assurent pas de livraisons. Du coup, nous travaillons avec des fournisseurs qui ont un large choix. Nous assurons tous les deux la production en cuisine et le service. Ce qui fait que nous n’avons pas le temps d’aller chercher nous-mêmes ce dont nous avons besoin. Et, c’est bien dommage. " En revanche, ils ne manquent pas l’occasion de tirer un grand coup de chapeau à la mairie et aux habitants qui "ont joué le jeu durant le confinement".

Le restaurant est ouvert tous les midis, excepté le samedi. En soirée sur réservation. Pizzas à emporter mercredi et vendredi soir. Contact au 05 65 46 42 98.
Paulo Dos Santos
Voir les commentaires
Réagir