Vendanges : un marcillac "coloré et gourmand" attendu au printemps

  • À une altitude moyenne  de 400 mètres, ces vignes sont vendangées uniquement à la main.
    À une altitude moyenne de 400 mètres, ces vignes sont vendangées uniquement à la main. J.A. Torres
  • À une altitude moyenne  de 400 mètres, ces vignes sont vendangées uniquement à la main.
    À une altitude moyenne de 400 mètres, ces vignes sont vendangées uniquement à la main. J.A. Torres
  • À une altitude moyenne  de 400 mètres, ces vignes sont vendangées uniquement à la main.
    À une altitude moyenne de 400 mètres, ces vignes sont vendangées uniquement à la main. J.A. Torres
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Toutes les conditions étaient réunies pour une cuvée exceptionnelle, mais ces 10 derniers jours, extrêmement pluvieux, ont eu raison des espoirs de grand millésime dans le Marcillacois. "La météo ne nous aime pas", soupire Kasper Ibfelt, directeur de la cave coopérative des Vignerons du Vallon, qui annonce cependant un vin non dénué de charmes, à l’heure où les viticulteurs lui livrent leur raisin en un flot continu.

Dès les premières heures de la journée, ils sont arrivés des collines et domaines alentour, au volant de tracteurs de toutes tailles, pour remettre leur raisin entre les mains de Kasper Ibfelt et des sept autres salariés de la cave coopérative des Vignerons du Vallon. L’homme d’origine danoise est le directeur du site, en charge, selon ses termes, de "faire en sorte que tout fonctionne" autour d’une équipe de professionnels dont un maître de chais. "Une fois que le raisin est ici, c’est ma responsabilité", résume-t-il.

Cent cinquante tonnes en une journée

Pour lui et son équipe, les prochains jours seront pour le moins agités. Pour la seule journée d’hier mercredi, une cinquantaine de remorques sont venues décharger les grappes (soit 150 tonnes de raisin qui donneront près de 110 000 litres) dans le conquet.

Cet appareil, flambant neuf, est un engin qui réceptionne le raisin et fait office de porte d’entrée dans la longue chaîne de la vinification.

La cave coopérative compte 32 adhérents qui, dans les prochains jours, vont porter leurs récoltes jusqu’à la cave Valady. En moyenne, la production annuelle des adhérents est de l’ordre de 400 000 à 500 000 litres, soit 500 000 à 600 000 bouteilles. Mais tout n’aura pas lieu cette semaine. La faute, une nouvelle fois, à la météo, qui sera mauvaise dès vendredi selon les dernières prévisions. Les vignerons du Vallon vont donc devoir s’occuper en priorité des parcelles les plus mûres, en croisant les doigts pour que les grappes restées sur pied ne pourrissent pas.

"C’est la première fois que je vois une météo aussi capricieuse, et ça fait 20 ans que je suis là. La météo ne nous aime pas, elle est contre nous", regrette le directeur de la cave. "Là, on a une ouverture de deux ou trois jours, alors on rentre plein pot et les raisins sont à maturité "++"".

La prochaine – et vraisemblablement dernière - de ces ouvertures aura lieu en début de semaine prochaine. Les fruits des parcelles non récoltées rejoindront alors la cave coopérative pour devenir l’un des 8 vins élaborés.

"Friand et gourmand"

Malgré, donc, une météo capricieuse, la qualité des raisins qu’il reçoit enthousiasme Kasper Ibfelt : "Cette année, le fruit a de la couleur, cela pourra donner un vin coloré, friand et gourmand peut-être au détriment du potentiel de vieillissement".

À une altitude moyenne de 400 mètres, ces vignes sont récoltées uniquement à la main pour donner le fer servadou, l’appellation locale du cépage mansois. Les cafés, hôtels et restaurant représentent 36 % des ventes, les particuliers 34 %, la grande distribution 25 % et l’export 5 % des volumes produits. Fort de nombreuses médailles dans des concours divers, le marcillac ne sera vraisemblablement pas exceptionnel en 2019… bien que rien ne soit définitivement joué selon Kasper Ibfelt : "Une très bonne année en termes météorologiques, tout le monde fait de très bons vins. C’est dans les années difficiles que l’on voit les bons vignerons…".

AOC. Philippe Teulier : « Tout le monde y va plein pot… pour le moment »

Pour l’ensemble des domaines AOC du département, où les opérations sont lancées, la question est de savoir si les parcelles non vendangées ces prochains jours résisteront aux nouvelles pluies attendues dès vendredi… et l’accalmie promise en milieu de semaine prochaine.
« Jusqu’au 19 septembre, la météo a été sèche, et puis, toute cette eau au moment où il faut récolter, c’est râlant… tout le monde y va plein pot, pour le moment, parce qu’on ne sait pas ce qu’il y aura derrière », analyse le président des AOC de l’Aveyron Philippe Teulier.
« Je sais que le cépage va tenir le coup sous la pluie… Nous avons une fenêtre de tir la semaine prochaine pour finir ce qui n’a pas été fait, ça nous précipite un peu. Ce qui aura été vendangé est très qualitatif, on pourra faire des vins pas mal », reprend le président.
Entre le marcillac, les vins d’Estaing, d’Entraygues-Le Fel et Millau, la production viticole annuelle du département est de 1,7 million de bouteilles.

Xavier Buisson
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