En réduisant de 40% notre consommation énergétique, nous pourrions tous vivre décemment d'ici 2050 [Chiffre du jour]

  • Une nouvelle étude estime que dans les pays les plus énergivores de la planète, des réductions de consommation énergétique de près de 95% sont possibles, sans que cela nuise aux besoins fondamentaux des habitants.
    Une nouvelle étude estime que dans les pays les plus énergivores de la planète, des réductions de consommation énergétique de près de 95% sont possibles, sans que cela nuise aux besoins fondamentaux des habitants. PopTika / Shutterstock
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(ETX Studio) - Des scientifiques anglais ont conçu un modèle afin d'évaluer les besoins des habitants de la planète en termes de consommation énergétique d'ici 2050. Selon l'étude, diminuer notre facture énergétique de 40% au niveau mondial permettrait de retomber à une consommation similaire à celle observée dans les années 60, quand la Terre ne comptait que 3 millions d'habitants.

La consommation mondiale d'énergie en 2050 pourrait être ramenée au niveau des années 1960 si nous réduisons la consommation énergétique actuelle d'environ 40% au niveau mondial, tout en conservant un mode de vie décent. 

Telles sont les conclusions d'une nouvelle étude réalisée par des chercheurs de l'université de Leeds (Angleterre) parue dans Global Environmental Change. Les scientifiques ont réalisé un modèle basé sur des données issues de 119 pays à travers le monde, prenant en compte les ressources énergétiques nécessaires pour répondre aux besoins humains fondamentaux (chauffage, essence, électricité, wifi, etc).

À partir de ces calculs, les chercheurs ont estimé le taux nécessaire d'"énergie finale", (énergie directement utilisable par le consommateur) nécessaire pour offrir des conditions de vie décentes à tous les habitants de la planète, dont le nombre pourrait s'élever à 10 milliards d'ici 2050.

"Notre étude confirme les arguments de longue date selon lesquels des solutions technologiques existent déjà pour soutenir la réduction de la consommation d'énergie à un niveau durable. Nous ajoutons que les sacrifices matériels nécessaires à ces réductions sont bien moindres, contrairement à ce que de nombreuses croyances populaires laissent entendre", souligne l'auteur principal de l'étude Joel Millward-Hopkins, chercheur à l'École de la Terre et de l'Environnement de l'université de Leeds. 

Relaxnews
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