Méningites bactériennes : des taches sur la peau à repérer

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    Méningites bactériennes : des taches sur la peau à repérer
Publié le , mis à jour

Dans le contexte de la pandémie, la survenue de symptômes non spécifiques fait naturellement penser à la Covid-19. Une méningite bactérienne peut alors passer inaperçue, avec un risque élevé d’issue fatale. Un signe en particulier et peu connu doit alerter : des taches sur la peau.

" L’apparition d’une ou plusieurs taches de couleur rouge foncé ou pourpre sur la peau, souvent les membres inférieurs, qui ne démangent pas, ne sont pas en relief et surtout, ne disparaissent pas lorsqu’on appuie dessus. " Voici la description faite par la Société française de Médecine d’Urgence et le collectif "Ensemble contre les méningites" d’un signe spécifique de méningite bactérienne. Ce symptôme doit alerter et déclencher une réaction urgente, matérialisée par l’appel au 15.

En effet, les méningites bactériennes sont des maladies foudroyantes pouvant être fatales en moins de 24 heures. Même traitées, elles sont mortelles pour un patient sur dix et sources de lourdes séquelles physiques et neurologiques pour les survivants. C’est pourquoi, au moindre doute, il est important d’appeler le 15.

Des vaccins contre les méningites C et B

Fièvre, fatigue, confusion, éruption cutanée, pleurs inhabituels chez le tout petit, perte de l’appétit… Ces autres symptômes peuvent évoquer une grippe ou un cas de Covid-19. C’est pourquoi La Société française de Médecine d’Urgence et le collectif "Ensemble contre les méningites" souhaitent attirer l’attention des familles et des professionnels de santé sur cette maladie.

Ils recommandent en outre de vacciner les enfants contre les méningites invasives à méningocoque. Le vaccin contre la méningite C est obligatoire pour tous les nourrissons depuis le 1er janvier 2018. En revanche, celui contre le méningocoque B ne fait pas partie du calendrier de vaccination obligatoire du nourrisson. Pourtant, il s’agit de la forme la plus fréquente en France, notamment chez les enfants de moins de 5 ans et chez les adolescents. S’il est permis de le faire, le prix des doses reste un frein important. Le Bexsero, c’est son nom, coûte plus de 80 euros la dose, alors qu’il en faut 2, sans prise en charge de l’Assurance-maladie, sauf pour les populations à risque identifiées dans le calendrier vaccinal*.

*Pour les personnes souffrant de déficit en fraction terminale du complément, recevant un traitement anti-C5, porteuses d’un déficit en properdine ou ayant une asplénie anatomique ou fonctionnelle et chez les personnes ayant reçu une greffe de cellules souches hématopoïétiques (source : calendrier vaccinal 2020)

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