Agression sexuelle dans une colonie de vacances à Saint-Affrique : le moniteur relaxé

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  • L'accusé âgé de 39 ans a été relaxé au bénéfice du doute.
    L'accusé âgé de 39 ans a été relaxé au bénéfice du doute. Repro cpa
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Les faits jugés mercredi 7 octobre devant le tribunal judiciaire de Rodez se sont passés durant le mois d’août 2018, dans une colonie de vacances à Saint-Affrique.
 

Que s’est-il passé cet été 2018, durant le mois d’août, dans une colonie de vacances à Saint-Affrique ? Mercredi après-midi, devant le tribunal judiciaire de Rodez, comparaissait un homme de 39 ans accusé d’agression sexuelle sur une mineure. La victime était âgée de 10 ans lors des faits.
Ce moniteur de colonie de vacances expérimenté - il avait encadré plus d’une vingtaine de colonies et avait toujours eu des rapports élogieux - s’est donc retrouvé accusé d’agression lorsqu’il a voulu passer un drap sous la jeune fille, alors que celle-ci dormait à même le sol. Cet été-là, la chaleur est écrasante, « et j’ai voulu tout simplement la protéger, l’isoler du sol », raconte le moniteur à la barre du tribunal. Il ne travaille plus depuis deux ans, suspendu de son poste de professeur des écoles. Seulement, la jeune fille l’accuse de lui avoir caressé la poitrine, et touché le sexe à ce moment-là, après s’être allongé à côté d’elle.

« Dérapage »

Le lendemain, elle écrit une lettre aux gendarmes, racontant ce qu’elle dit avoir vécu. Lors de l’audience d’hier, les deux partis ont maintenu leurs versions qui s’opposent.
Le procureur Bernard Salvador parle de « dérapage » dans sa plaidoirie avant de réclamer une peine de trois à quatre mois de prison avec sursis. De son côté, l’avocate de la jeune fille, Me Plainecassagne évoque « les cauchemars et les insomnies de ma cliente après les faits. La ligne rouge a clairement été franchie. On ne peut pas douter de sa parole ».
Enfin, le conseil du prévenu, Me Jérôme Goudard, rattaché au barreau de Paris, rappelle qu’il s’agit « d’un dossier difficile et délicat. Il n’existe aucunes certitudes. C’est la parole de l’un contre la parole de l’autre ».
« Mais mon client a confiance en la justice, poursuit-il. Je rappelle qu’il y a des procès qui ont marqué l’histoire, retentissant par leurs erreurs. Le métier de moniteur est très compliqué, toutefois, il n’a jamais mal agit. Tous les témoignages de personnes le connaissant sont excellents. » Après avoir délibéré, le tribunal a relaxé le prévenu, au bénéfice du doute. En larmes, celui-ci s’est effondré dans les bras d’un ami, dans la salle des pas perdus. « Il attendait ce jugement depuis des années, il souhaitait être libéré de tout ça », a lâché son avocat.
 

Philippe Henry
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