Mora veut d’un Millau qui ne fasse pas peau de chagrin

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  • "Cette expérience politique est la continuité de l’engagement syndical" de Corine Mora.
    "Cette expérience politique est la continuité de l’engagement syndical" de Corine Mora. Midi Libre - LOIC BAILLES
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À la rencontre des nouveaux élus, la deuxième adjointe fait office de novice.
 

Millau et sa vie ouvrière dans les ganteries ou mégisseries ont bercé l’enfance de Corine Mora. Fille d’une mère salariée dans ce secteur d’activité et d’un père menuisier, née trois ans après son frère, et dix avant le second, Corine Mora regrette le dynamisme d’antan qui a fait la renommée de la cité du gant.

Le contexte a changé et de ces milliers de gens, qui alimentaient les usines, ne reste qu’une ville qui se réduit comme "peau de chagrin".

De ses souvenirs d’enfance perdurent les valeurs transmises par ses parents, et notamment l’engagement.

Celle qui fêtera ses 57 ans le mois prochain sans jamais avoir quitté Millau - si ce n’est pour suivre ses études à Béziers ou Montpellier - a toujours voulu aider les gens. Un temps rêvant de devenir infirmière, elle intègre le milieu hospitalier de Millau en 1983, à 20 ans, en tant que déléguée du personnel et compte "y finir ma carrière professionnelle".

Pour cette rencontre, la nouvelle élue avait donné rendez-vous sous le cèdre qui se dresse à l’entrée de la maison de retraite de Sainte-Anne, en guise de clin d’œil à Gérard Deruy, ancien maire socialiste de Millau de 1983 à 1995. "J’ai œuvré pour la défense de cet hôpital à ses côtés et c’est lui qui a été à l’initiative de la réfection des lieux en longs séjours quand l’hôpital s’est installé au Puits-de-Calès. Cela reste un lieu emblématique pour beaucoup de Millavois qui sont nés ici", développe l’élue.

De la CGT à la politique

Responsable syndicale et représentante de la CGT à l’hôpital, Corine Mora a un temps hésité à suivre Emmanuelle Gazel pour ce qui serait sa première campagne.

"Je ne m’en sentais pas capable, c’est un monde que je ne connais pas et Emmanuelle, que je connaissais de par son engagement et son poste au sein de la Région, m’a dit que c’est ce qui lui plaisait. Il y a des gens qui n’ont pas besoin d’être, mais de faire, lance la danseuse de salsa. Cette première expérience politique est en quelque sorte la continuité de mon engagement syndical."

En revanche, Corine Mora accepte l’aventure à condition "d’être distincte du domaine hospitalier". Elle hérite finalement du deuxième fauteuil en charge de la Qualité de vie et des Services publics. "En tant que déléguée du personnel, je défends les conditions de travail et surtout une offre de soin. Avec ce poste d’adjointe, les choses ne sont pas cloîtrées, mais je sais faire la part des choses", se défend-elle quand vient la question de l’hôpital médian.

Grand-mère dynamique

Mère d’une fille de 32 ans, infirmière et d’un fils de 26 ans, dans la construction bois, Corine Mora est aussi une double jeune grand-mère qui "aime la vie et les gens en général". Celle qui a du mal à parler d’elle-même et à se définir recourt à ses valeurs d’engagement et de ténacité pour sortir d’un mauvais pas.

Flattée que l’on pense à elle pour cette dernière campagne municipale, Corine Mora ne regrette rien, même si elle ne s’attendait pas à "la somme de travail à accomplir". "Il faut y être pour comprendre. Et combiner activité professionnelle et vie politique reste compliqué, surtout dans le contexte actuel", développe cette touche-à-tout.

Si elle devait se fixer un objectif, Corine Mora aimerait faire avancer les choses, notamment en matière de lenteur administrative. Et en tant qu’adjointe à la Qualité de vie, l’élue compte apprivoiser un environnement qu’elle connaît bien pour promouvoir un "vivre ensemble" qui lui est cher. "Commerçants, industriels, et habitants doivent se sentir bien pour rester. On verra après pour faire venir de nouvelles populations", choisit-elle.

En attendant de voir "progrès et justice sociale" pour tous, Corine Mora entend bien s’investir comme elle l’a fait dans le syndicalisme, pour la commune qui l’a vue grandir.

Midi Libre
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