Du "no make-up" au retour de l'acné : ce que le masque a changé dans votre routine beauté

  • Le regard est désormais au centre de l'attention des femmes qui continuent à se maquiller, même si le "no make-up" gagne du terrain depuis le déconfinement.
    Le regard est désormais au centre de l'attention des femmes qui continuent à se maquiller, même si le "no make-up" gagne du terrain depuis le déconfinement. Igor Ploskin / IStock.com
Publié le

(ETX Studio) - Rendu obligatoire dans les lieux clos dans de nombreux pays à travers le monde, et même en extérieur dans les villes les plus exposées au coronavirus, le port du masque a bousculé votre quotidien jusqu'à votre routine beauté. Du maquillage au choix des soins et des textures en passant par le traitement de l'acné : voici ce que le masque a totalement changé dans votre salle de bain et votre trousse beauté, et ce en dépit des tendances du moment.

Le "no make-up" n'est plus une utopie

Si de nombreuses célébrités comme Alicia Keys se sont mises au "no make-up" bien avant la crise sanitaire, le confinement a largement changé la donne offrant la possibilité aux femmes de s'accepter sans maquillage. Une tendance globale qui a traversé les frontières au regard de la multiplication des hashtags du type "#nomakeup", "#nomakeupday", "#nomakeupchallenge" ou encore "#nomakeupselfie" qui ont envahi les réseaux sociaux cette année avec clichés à l'appui pour montrer au plus grand nombre que l'acceptation de soi n'est aujourd'hui plus uniquement une théorie.

Un constat renforcé par le port du masque qui ne rime pas du tout avec make-up : il dissimule vos visages soigneusement maquillés, le fond de teint et le rouge à lèvres s'estompent en quelques minutes, et le maquillage peut accroître le risque d'imperfections. Trois bonnes raisons qui ont poussé de nombreuses femmes à supprimer le make-up de leur routine beauté. Un sondage réalisé par l'Ifop pour le label Slow Cosmétique en juin dernier, auprès de 3.018 personnes, a d'ailleurs révélé que 21% des Françaises déclaraient se maquiller quotidiennement à l'issue du confinement, contre 42% en 2017. Une chute qui témoigne d'une évolution majeure dans les habitudes beauté des femmes.

Le boom des mascaras et du "no transfer"

Celles et ceux qui ne sont pas (encore) convaincus par le "no make-up" ont également vu leurs habitudes beauté changer. En témoigne le sondage mené par l'Ifop pour Slow Cosmétique, qui montre que les femmes qui se maquillent régulièrement accentuent désormais le regard, au détriment du teint et davantage encore des lèvres. Et pour cause, comme écrit précédemment, non seulement ils ne se voient pas, mais en plus ils ne tiennent pas à cause du transfert et des frottements du masque. Un constat appuyé par les ventes et recherches de ces produits en ligne qui confirment un engouement pour les mascaras, les eyeliners, et les produits dédiés aux sourcils, au détriment des rouges à lèvres et des produits pour le teint. Le comble est sans doute que ces derniers avaient le vent en poupe avant la crise sanitaire, portés par tous les produits de contouring, highlighting, et baking qui faisaient fureur et offraient un teint amplement travaillé.

Si la plupart des femmes ont renoncé au rouge à lèvres et aux essentiels pour le teint, d'autres privilégient des produits bien spécifiques ouvrant la voie à une nouvelle tendance : le boom du "no transfer". Toutes les marques en proposent depuis plusieurs semaines répondant à une demande croissante d'amatrices de make-up qui ne souhaitent pas capituler face au masque. Originellement conçus pour éviter un transfert du rouge à lèvres durant un repas, la consommation d'une boisson, ou un simple baiser, ces produits apparaissent comme la solution idéale face au port du masque. A noter, les matières légères et les fixateurs comme les poudres sont également aujourd'hui privilégiés pour éviter les désagréments liés à ce geste barrière.

Le mascné et autres imperfections

Vous avez forcément déjà entendu parler de "mascné", contraction des mots "masque" et "acné", depuis que le port du masque a été rendu obligatoire. Il s'agit d'imperfections, voire d'acné, causés par les frottements du masque et des élastiques, mais également par le fait qu'il empêche la peau de respirer. Tout le monde est concerné, petits et grands, même si les peaux sujettes aux imperfections sont les plus propices à ce phénomène, nécessitant un réajustement de leur routine beauté. Avant de se jeter sur tel ou tel produit pour palier le mascné, il convient de respecter quelques règles au quotidien : privilégier des masques en tissu, plus respirants que les déclinaisons chirurgicales, et les changer plusieurs fois par jour.

Concernant la routine beauté, les gestes habituels doivent être renforcés : le démaquillage et le nettoyage de la peau après une journée avec le masque sont désormais obligatoires. Il convient ensuite de soigner sa peau avec un soin adapté, mais également de l'hydrater tous les matins avant de (re)mettre son masque. Il est également nécessaire d'adopter des textures plus légères que d'ordinaire, et non-comédogènes, pour réduire le risque de boutons, de rougeurs, et autres imperfections. Notons également que le fond de teint peut contribuer à empêcher la peau de respirer; mieux vaut donc en réduire l'utilisation si vous ne voulez pas avoir à soigner votre acné.

Relaxnews
Voir les commentaires
Réagir