Pierre-Olivier Murat : « Un football plus humain »

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  • Le président du Raf est l’un des deux représentants de la Ligue 2 au conseil d’administration de la LFP. Le président du Raf est l’un des deux représentants de la Ligue 2 au conseil d’administration de la LFP.
    Le président du Raf est l’un des deux représentants de la Ligue 2 au conseil d’administration de la LFP. JLB
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À défaut de s’exprimer sur la situation épineuse des droits télé, Pierre-Olivier Murat, président du Rodez Aveyron football, est revenu sur son élection récente à la Ligue de football professionnel.
 

Vous avez été élu en septembre au conseil d’administration de la Ligue de football professionnel. Qu’est-ce qui vous a motivé pour présenter votre candidature ?
C’est l’amour du foot. Il ne faut pas oublier que le fonds de commerce du foot, c’est le foot. Et durant la crise du Covid, on a parlé de tout sauf du foot. En mars et avril, on s’en était éloigné et c’est tout ce qui m’intéresse.

Qu’est-ce que cela change pour le club ?
C’est une reconnaissance. Cela prouve que l’on travaille sérieusement. Sinon, il y a à peu près zéro chance d’être élu.

Quelle voix comptez-vous porter au sein de la LFP ?
Je ne veux pas que l’on s’écarte du fait que la priorité doit être le développement du foot. Quand on voit que dans les clubs, les gamins formés se barrent à 17 ou 18 ans à Manchester City, au Bayern ou un peu partout sauf en France, cela montre que l’on n’est pas protégé par rapport la formation. On ne peut pas faire de contrats de longue durée avec les jeunes. Cela veut dire qu’on fait tout le boulot, social, sportif, et que les gamins se barrent. Nous avons des droits de formation, mais c’est une somme assez pauvre. J’aimerais bien développer la formation. Il faudrait que les clubs formateurs soient plus protégés.

Qu’ils soient mieux rémunérés ?
Qu’un jeune parte à Manchester United ou dans un autre grand club, cela ne me pose pas de souci. Mais il faudrait que les clubs qui ont formé ces gamins soient plus respectés financièrement. Il ne faut pas oublier qu’ils payent des salariés qui s’occupent des enfants de 6 ans, 7 ans, 8 ans, etc.

En dehors de la formation, y a-t-il d’autres dossiers qui vous tiennent à cœur ?
L’apaisement. Nous avons passé environ trois mois, entre mars et mai, où on ne parlait plus vraiment de football.
Cette période a-t-elle été dure à vivre, alors qu’on a senti le football français se déchirer sur la question de la reprise après le confinement ?
Il ne se déchirait pas, il y avait des visions différentes. Je n’ai pris la parole qu’une fois, en disant que c’était difficile de s’exprimer alors qu’il y avait des centaines de morts par jour. La situation est trop grave, même aujourd’hui, pour que le foot soit au-dessus de cela.

Au milieu des grands clubs français, comptez-vous incarner la voix d’un football rural ?
Pas rural, on se fait suffisamment traiter de ploucs quand on joue à l’extérieur (sourire). Je dirais plutôt humain. J’ai la même vision qu’un grand président d’un très bon club : Laurent Nicollin (dirigeant de Montpellier, NDLR). On se ressemble un peu, on a parfois les mêmes pétages de plombs, mais c’est un mec super humain, qui a une belle vision du foot. On se connaissait peu, désormais on se parle très souvent. Je partage sa vision très humaine du foot.

Médiapro : la Ligue 2 moins impactée que la Ligue 1

Le football français tremble depuis que le principal détenteur de droits de Ligue 1 et Ligue 2, Mediapro, a demandé à la Ligue de football professionnel un report pour le paiement de la tranche prévue début octobre. Compte-tenu de l’importance des droits TV dans le budget des clubs, un éventuel défaut de paiement du principal diffuseur pourrait être lourd de conséquences dans le football professionnel. En tant que membre du conseil d’administration de la LFP, Pierre-Olivier Murat a refusé de commenter la situation, « en raison d’une clause de confidentialité ». Il n’a pas voulu non plus évoquer les éventuelles conséquences qui pourraient toucher son club.
Toutefois, il est important de noter que les clubs de Ligue 2 pourraient être moins concernés que ceux de l’élite par les difficultés liées au groupe sino-espagnol, puisqu’il représente environ la moitié des droits de la division, avec un chèque de 34 M€ par an, contre 30 M€ pour Be In sport, l’autre diffuseur. En Ligue 1, Médiapro verse près de 800 M€, sur les 1,1 Md€ annuels que touche le championnat.


 

Propos recueillis par Guillaume Verdu
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