Angélique Garcia a noirci des pages pour redonner des couleurs à son quotidien

  • C’est chez sa sœur à Agen-d’Aveyron, à deux pas du lavoir du village, qu’Angélique Garcia a écrit une bonne partie de son premier livre, intitulé "Quand il fait nuit dans le ciel", sorti le 2 juin dernier aux éditions KAplume.
    C’est chez sa sœur à Agen-d’Aveyron, à deux pas du lavoir du village, qu’Angélique Garcia a écrit une bonne partie de son premier livre, intitulé "Quand il fait nuit dans le ciel", sorti le 2 juin dernier aux éditions KAplume. Rui Dos Santos
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Originaire de Réquista, avec de la famille à Rodez, Millau et Agen-d’Aveyron, la jeune femme de 37 ans, journaliste et professeur de yoga dans les Landes, vient de publier un livre, où elle détaille les dernières semaines de vie de Simon, son compagnon disparu, en 2017, d’un cancer à l’âge de 34 ans. Ce récit autobiographique raconte la perte, l’évasion, la quête.

Les premiers retours lui vont droit au cœur. "Ils sont très bons, se réjouit-elle, visiblement très touchée. On me parle de l’écriture bien sûr, mais aussi, et surtout, du fond, du contenu, de l’émotion suscitée". Angélique Garcia a sorti le 2 juin dernier "Quand il fait nuit dans le ciel", un récit autobiographique dont elle a commencé l’écriture lors des dernières semaines de vie de son compagnon Simon, kiné et passionné de médecine traditionnelle chinoise, décédé, en 2017, d’un cancer, à l’âge de 34 ans. "Mais, ce n’est ni larmoyant, ni impudique, prévient l’auteur d’emblée. à l’arrivée, cet ouvrage se veut authentique, profond, lumineux. C’est ainsi une ode à la vie, un cri d’espoir". Elle enchaîne volontiers : "Il n’est pas question d’exhibitionnisme.

Ce livre déroule une année d’intimité avec le chagrin, le silence, la beauté d’amour et la magie de la vie. De toute façon, je n’aime pas les fins tristes". Les premières pages sont nées dans les salles d’attente des médecins et des hôpitaux ("J’ai "gratté" mes états d’âme) mais ce récit personnel, publié chez KAplume (un éditeur basé à Troyes), a été écrit en grande partie à Agen-d’Aveyron, chez sa sœur Maeva. C’est d’ailleurs sa nièce Léonie, dont elle parle beaucoup dans l’ouvrage, qui lui a soufflé le titre. Depuis sa sortie avant l’été, il s’est déjà vendu à plus de 500 exemplaires. Si elle a vu le jour à Albi, en 1983, c’est à Réquista, terre de ses parents boulangers, qu’Angélique Garcia a grandi et a suivi sa scolarité jusqu’au collège. Après le lycée à Albi (avec un bac ES à la clé) et le permis de conduire à Rodez, elle a pris la direction de Toulouse. "J’ai su tard ce que je voulais faire", reconnaît-elle. Fac de droit, maîtrise à Science Po, master professionnel en journalisme à l’IEP, si son quotidien a eu pour décor la Ville Rose, elle n’a jamais coupé le cordon avec l’Aveyron, où elle fréquentait les festivals et les amis d’enfance. "Mes potes étaient aveyronnais", insiste-t-elle, fière de ses origines. La journaliste a ensuite pas mal bourlingué (Bretagne, Larzac, Sicile, Berlin, Polynésie...), avant de se poser à Cahors, collaborant à La vie quercynoise, à La semaine du Lot ou encore à La Dépêche du Midi. Puis, elle a passé huit ans à La Roulotte, un magazine culturel associatif. Mais, en 2017, le ciel lui est tombé sur la tête. Plus de boulot et disparition donc de son compagnon Simon. "Je ne pouvais pas vivre dans le Lot sans lui. C’était impossible de rester sur ses terres sans lui, explique-t-elle trois ans plus tard. Le gouffre était trop grand !". Elle a alors pris la direction de l’océan Atlantique, où l’attendaient une maison de famille et deux amies, près de Saint-Vincent-de-Tyrosse. C’est en donnant des cours aux copines dans le salon qu’elle a repris goût au yoga, qu’elle avait déjà pratiqué en Aveyron. "Travail postural, respiration..., il a donné un autre sens à ma vie", insiste-t-elle. L’écriture également. "C’est grâce à Simon que j’ai eu l’audace et le culot. Il m’a ouvert des voies et ça m’a donné des ailes". Angélique Garcia a pris le temps de se reconstruire. Aujourd’hui, elle vit à Orx, dans les Landes, et propose des cours de yoga, dans des écoles, des collèges, aux thermes de Dax. Sans excès car elle attend un heureux événement pour fin décembre. En attendant un nouvre livre...

« Une magnifique ode à la vie »


« C’est un récit à la fois émouvant et lumineux, guidé par une plume poétique et authentique. Angélique Garcia nous émeut par sa sensibilité, elle nous permet d’entrevoir les difficultés liées à la perte d’un proche, mais aussi la possible renaissance et la capacité de résilience qui peuvent lui succéder ». Si l’éditeur, KAplume,  ne tarit pas d’éloges sur « Quand il fait nuit dans le ciel », les lecteurs aussi ne boudent pas leur plaisir. Morceaux choisis : « Des pages pleines de poésie, de contemplation mais aussi de dépassement et d’évolution de soi », « Un ouvrage très touchant tout en douceur et finesse », « Un bijou de sensualité et d’amour ! Une magnifique ode à la vie ! », « à lire les yeux fermés et le cœur », « Magnifique et ins- pirant sur l’amour ». Le livre d’Angélique Garcia (190 pages, 14 €) est en vente à la Maison du Livre à Rodez et sur le site de l’éditeur www.editions-kaplume.com.
 

Rui Dos Santos
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