Assises : neuf ans de prison pour le violeur récidiviste

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  • Maîtres Jammes et Flavier, respectivement défenseursdes parties civileset de l’accusé.
    Maîtres Jammes et Flavier, respectivement défenseursdes parties civileset de l’accusé. repro cpa
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Au terme de trois journées d’audience, l’accusé a été condamné mercredi 21 octobre pour des faits de viol et d’agression sexuelle en récidive sur un garçon de 12 ans, commis en 2013, à Capdenac-Gare.

Quelques heures avant le verdict, c’est Bruce Flavier, l’avocat de J.-P., l’accusé quadragénaire jusqu’alors installé dans le Lot, qui a été le dernier à prendre la parole hier matin devant la cour d’assises de l’Aveyron. "Oui, vous allez condamner, mais il faut aussi que votre décision soit porteuse d’espoir et pas seulement de désespoir", a-t-il déclaré à l’intention du jury. "Malgré la répulsion que peuvent inspirer les faits, c’est un homme que vous jugez et pas un dossier."

Poursuivant sa tentative de "réhumanisation" de l’accusé, il a ensuite abordé l’enfance difficile de ce dernier aux Antilles avant d’exhorter les six membres du jury à "réduire considérablement le temps d’incarcération et privilégier le soin".

"Condamner sévèrement"

Mardi soir, le procès s’était arrêté sur le réquisitoire de l’avocat général Bernard Salvador, demandant au tribunal de "condamner sévèrement" l’accusé à hauteur, concrètement, de 12 à 13 ans de réclusion assortis de "4 à 5 ans supplémentaires" en cas de non-respect des différentes mesures demandées par ailleurs : injonction de soins, suivi sociojudiciaire et interdiction d’exercer une activité en relation avec la présence habituelle de mineurs.

Des excuses renouvelées

Si l’avocat général a été suivi par le jury sur ces dernières obligations, la peine de prison infligée à l’accusé sera finalement de neuf ans, une décision annoncée hier vers 14 h 45.

Avant le départ du jury, l’accusé a renouvelé ses excuses à sa jeune victime D., 19 ans aujourd’hui mais âgé de 12 ans au moment des faits. Le jeune homme avait confié aux enquêteurs être sorti "la tête pleine d’horreurs" de ce week-end passé avec l’accusé, qu’il a trouvé de prime abord "clairement gentil et sympa".

"Risque de récidive élevé"

Sur le déroulé des faits, les versions ont divergé tout au long du procès, même si l’accusé a fini par reconnaître que cette relation ("fellations réciproques" et sodomies sur le garçon) n’était pas consentie, contrairement à ce qu’il affirmait jusqu’alors.

Les experts ont dressé de l’accusé le portrait d’un homme aux "préoccupations sexuelles envahissantes", d’une "personne très immature à l’intelligence sous la moyenne". J.-P. présenterait par ailleurs un "risque de récidive élevé", d’autant plus qu’il a été condamné par le passé pour viol et agression sexuelle sur mineur de plus de 15 ans.

À leur retour et par la bouche de la présidente Chamayou-Dupuy, les jurés ont fait savoir leur décision, soit neuf ans de réclusion et ce à la majorité absolue. Une seconde peine de quatre années au maximum lui serait infligée en cas de non-respect de son injonction de soins, suivi sociojudiciaire et interdiction d’exercer une activité en relation avec la présence habituelle de mineurs.

Lors d’un échange durant la deuxième journée du procès et à l’invitation de la présidente, la jeune victime a souhaité à son violeur qu’il aille "pourrir en prison". Aujourd’hui, pour lui, dont le statut de victime a été reconnu, mais aussi pour sa famille, détruite par ces événements, il peut enfin commencer un travail de reconstruction.

Xavier Buisson
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