Le maire Michel Vimini l’affirme : il est "déterminé et courageux"

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  • "Je veux que les Panatois soient fiers de moi" avoue, heureux et tout sourire, Michel Vimini
    "Je veux que les Panatois soient fiers de moi" avoue, heureux et tout sourire, Michel Vimini
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Depuis sa prise de fonction, début juillet, nous n’avions pas croisé ce nouveau maire attendu au pied du mur comme tant d’autres. L’été, la reprise accaparante de l’activité touristique, les dossiers en cours, la Covid et sa course folle à travers le monde et dans le coin, l’avaient conduit aux quatre bouts de son secteur afin d’y pratiquer un sérieux état des lieux. Pour lui, il convenait d’y voir clair et de comprendre pour se faire une idée, pour juger, pour entreprendre…

Nous avons provoqué cette rencontre. Elle fut ouverte, souriante, sans langue de bois, généreuse. On a pris un café. Et on a pris le temps de discuter autour. Une de ces discussions où l’on comprend mieux la force des choses et le sens de toute une vie : "la médecine, c’est ma danseuse. C’est triste, c’est ma seule passion, annonce-t-il d’emblée".

Puis il nous invite à tomber le masque : "Vous pouvez le retirer, je me fais tester deux fois par semaine, je suis négatif". Médecin retraité, toujours médecin commandant des Sapeurs Pompiers, Michel Vimini continue d’exercer une fois par semaine à l’hôpital de Rodez au service d’angiologie, après ses 40 ans de "sacerdoce" au service des Panatois.

Il aime les gens. Il en connaît les ressorts et les fragilités, les doutes. Et il pose un regard vraiment inquiet sur la crise sanitaire qui meurtrit l’Aveyron et qui menace de sévir encore plus lourdement ces jours prochains : "c’est catastrophique. Ça va vite ! Le virus se répand en Aveyron par manque de courage. Les autorités auraient dû imposer une limitation des déplacements. L’Aveyron aurait été protégé si on l’avait fait cet été. Il faut du courage. Il en fallait ! J’en ai. Ainsi, c’était l’anarchie dans les locaux municipaux. J’ai décidé leur fermeture. J’ai convoqué tous les présidents d’associations. Je ferme parce que je suis maire. J’en ai pris plein la figure, tant pis. On va rouvrir ces lieux avec une charte adaptée et précise. Et incontournable !" Des propos qui ne présentent en effet aucune espèce d’ambiguïté !

Le maire du détail

" Si je n’avais pas été élu, je n’en aurais pas fait une maladie, poursuit le médecin. Mais j’aime Villefranche, ma cité. Je veux lui rendre tout ce qu’elle m’a donné durant 40 ans. Je mourrai ici. J’ai peu d’expérience mais je sais m’entourer. Et je veux réussir mon mandat. Je serai le maire du détail, ces détails qui empoisonnent la vie : l’éclairage public, les fontaines qui ne fonctionnaient plus depuis si longtemps et sur lesquelles pas un ne s’était penché par négligence, la propreté du village, le cimetière… "

Michel Vimini révèle aussi qu’un accord est en bonne voie au camping de Saint-Étienne, un terrain municipal dont le gérant aspire à se défaire ; qu’il a œuvré pour le retour de Bénédicte Arguel à la tête de l’Espace Panatois (NDLR : en disponibilité, elle était en poste à Réquista) ; que le stationnement problématique des camping-cars plage de Granouillac prendra fin dès l’été prochain, un terrain sera aménagé pour ces véhicules encombrants près de l’ancien village des armées ; que tous les lots étaient vendus sur la future zone artisanale…

Sur ce bilan, nous nous séparons. Nous ne nous connaissions pas. Sur le seuil, le premier édile nous glisse son numéro de téléphone au cas où des problèmes de santé viendraient à nous malmener. Comme il le fait sûrement à d’autres. Sympa ! C’est ça la passion quand la danseuse mène le bal.

CORRESPONDANT
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