Cathy Galière, la tête et les jambes, entre l’écriture de livres et une école de roller

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  • Cathy Galière conserve précieusement ses premiers patins à glace (à droite), qu’elle utilisait à l’âge de 5 ans, ainsi que son trophée de 2e en individuel à l’Open mondial de roller à Genève en 2015 (au centre).
    Cathy Galière conserve précieusement ses premiers patins à glace (à droite), qu’elle utilisait à l’âge de 5 ans, ainsi que son trophée de 2e en individuel à l’Open mondial de roller à Genève en 2015 (au centre). Rui Dos Santos
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Installée à Lattes, près de Montpellier, la jeune quinquagénaire, native de Millau, est une ancienne championne de patinage artistique. Elle patine d’ailleurs toujours un peu mais pour le plaisir et avec des petites roues sous les chaussures. Elle a ainsi créé une structure pour enseigner cette discipline (jeunes et adultes). Tout en s’adonnant à une autre passion : écrire. Elle a sorti deux romans et le troisième est attendu pour juin 2021.

Et la gagnante est... Gaëlle Voiry ! Miss Aquitaine a donc été élue miss France 1990 à Saint-Denis le 28 décembre 1989. Mais, une autre candidate garde également "un bon souvenir" de cette soirée francilienne, devant les caméras de FR3 (à l’époque), avec quelques mots au micro d’Yves Lecoq. Jean-Pierre Foucault n’était pas encore le prince (charmant ?) de cérémonie... Avec l’écharpe de miss Languedoc, décrochée quelques semaines plus tôt au Cap d’Agde, Cathy Galière était, en effet, de la fête. Si elle n’avait donc pas intégré la brochette des douze finalistes, elle avait toutefois tapé dans l’œil de Geneviève de Fontenay. Tant et si bien que la célèbre "dame au chapeau" avait rendu visite au grand-père de la demoiselle âgée de 20 ans pour l’encourager à ce que sa petite-fille se représente l’année suivante. L’histoire s’est pourtant arrêtée là. Quelques rares photos témoignent de cette expérience. Car, si elle n’a pas fait carrière en prenant son envol sur la scène de l’élection de miss France, Cathy Galière a brillé en patinage artistique. Elle n’a pas été sacrée "reine de beauté" (éphémère) mais princesse de la glace !

Née à Millau, le 30 août 1969, dans une famille "millavoise pure souche", elle a très vite rejoint Montpellier, où son père a été muté à la MSA et où elle a grandi. Passant d’ailleurs beaucoup de temps à la patinoire. Elle a chaussé ses premiers patins à l’âge de 5 ans. Après un BEP sanitaire et social, et avoir bossé à l’hôpital, elle s’est envolée pour l’Allemagne afin de suivre les battements de son cœur.

Elle avait alors 19 printemps et, tout en travaillant à Francfort (Maison du tourisme, à l’aéroport pour Air France, traduction pour la métallurgie), la championne aveyronnaise a continué à patiner, à Wiesbaden et à Mayence.

Elle a plusieurs cordes à son art !

Cette aventure outre-Rhin a duré cinq ans. Avec de belles expériences en couple artistique avec le patineur russe Andrei Berezintsev, devenu entraîneur et qui a accompagné par exemple le Français Brian Joubert aux JO d’hiver à Turin en 2006. Passée ensuite par Londres, où elle est restée une année comme fille au pair, son amoureux lui a offert une paire de rollers. "Je les ai adoptés très naturellement, se souvient l’intéressée. J’étais très à l’aise". Du coup, à son retour chez ses parents dans l’Hérault, elle s’est ainsi consacrée à fond à cette pratique : trois heures d’entraînement par jour, des spectacles, des tournées... Cathy Galière a ensuite complété sa panoplie avec des brevets d’état pour entraîner. En 2001, elle a créé l’Ice et roller school Montpellier. "Cette école de roller est née pour développer cette discipline nouvelle", glisse cette maman de deux garçons (16 et 19 ans), dont le compagnon est originaire de Capdenac et a, lui, pratiqué le football. Elle poursuit : "J’ai toujours voulu transmettre. à la différence du patinage artistique, le roller permet à un large public de patiner, il est plus accessible et on peut le faire partout". L’enseignante, qui aime bien montrer l’exemple, compte entre 70 et 80 élèves, et propose un gala tous les deux ans. Dont elle écrit les textes. Car l’ancienne patineuse artistique de haut niveau a, en effet, une autre corde à son art : l’écriture. Si elle a toujours aimé "aligner les pirouettes et les mots", elle a vraiment commencé à écrire en vacances : "J’ai imaginé une phrase et hop, toute l’histoire est venue". "C’était le moment, j’étais plus libre dans ma tête", se réjouit-elle. De cette inspiration est né "Le bal des morts", sorti en 2019 aux éditions des mots qui trottent. Il va d’ailleurs être traduit en anglais. La suite, intitulée "La valse des têtes", a été publiée cette année et le troisième thriller de cette trilogie, qui devrait s’appeler "La dernière danse", actuellement en gestation, est attendu pour juin. "Mes doigts traduisent ce que mon inconscient me dicte", conclut Cathy Galière.

Rui Dos Santos
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