Rodez : avant son procès, l’incendiaire présumé du Bowling du Rouergue repart en prison

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  • L'incendie du Bowling en juillet 2019.
    L'incendie du Bowling en juillet 2019. Repro CP - JAT
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Alors qu’il doit répondre de l’incendie criminel de l’établissement castonétois, le 20 novembre prochain, ce quadragénaire aveyronnais a été condamné à quatre mois de prison ferme ce mercredi pour avoir « semé la pagaille » dans les rues de Rodez, dimanche soir. Il sortait tout juste de deux ans de détention.
 

"Il ne relève pas des robes noires, mais des blouses blanches. Il est malade et trop connu à Rodez. Dès qu’il bouge le petit doigt, on ne le loupe pas ». Me Christelle Cordeiro a sorti le grand jeu pour éviter un retour en prison à son client, lors d’une plaidoirie engagée hier après-midi devant le tribunal de Rodez. Mais rien n’y a fait, ni les jurisprudences, ni les témoignages de dernière minute, ni même les demandes de soins. Son client a écopé d’une peine de quatre mois de prison ferme et a été incarcéré dès hier soir. Car, oui, ce quadragénaire, père de trois enfants, est « trop connu ». Son casier porte trace de 14 condamnations depuis 1999, pour des vols majoritairement. Surtout, il est mis en examen dans l’affaire de l’incendie criminel du Bowling du Rouergue, qui avait fait couler beaucoup d’encre à l’été 2019. Le procès est attendu le 20 novembre prochain, à Rodez. Dans ce dossier, il nie tout. à la barre hier, il a également réfuté avoir été violent et fait preuve de rébellion envers les forces de l’ordre dimanche soir dans la préfecture…
La veille, celui que les psychiatres présentent comme « égocentrique », « dépressif », « ayant des difficultés à renoncer aux pulsions » et « présentant une certaine dangerosité », avait retrouvé la liberté après une peine de deux ans purgée à Béziers. Il est alors revenu dans sa ville d’origine. Il s’y est alcoolisé aussi. Dimanche après-midi, les policiers reçoivent un premier appel le concernant : un de ses voisins se plaint d’avoir été agressé pour un chargeur de téléphone. L’affaire en reste là.

«Il devait se tenir à carreau, se faire oublier»

Dans la soirée, cette fois, c’est la famille du prévenu qui rappelle le 17 après l’avoir retrouvé le nez en sang dans un bar du centre-ville… Selon plusieurs témoins, il y a « semé la pagaille » et s’y est battu avec un client. Son frère et sa mère souhaitent le faire interner. Mais le Samu ne se déplace pas. Les policiers décident alors de le mettre en cellule de dégrisement, avant de l’entendre le lendemain. Son arrestation est « musclée ». « Il a fait de grands gestes, mais il n’a pas donné de coups. Il ne s’est pas rebellé », s’est insurgé son avocate, n’hésitant pas à dénoncer « une stratégie du Ministère public, afin de voir [s] on client incarcéré avant son procès du 20 novembre ».
« En 24 heures, il a importuné et dérangé les habitants de la ville alors qu’il devait se tenir à carreau, se faire oublier avant son procès du 20 novembre. Il réclame une énième chance, mais il se fera soigner en détention », rappelle pour sa part Mathilde Jayais, représentante du ministère public parquet, dans ses réquisitions. « Si on ne le soigne pas, on le reverra », prévient Me Cordeiro… À commencer par le 20 novembre pour l’incendie criminel du Bowling, dont il est le seul accusé et pour lequel il encourt jusqu’à 10 ans de prison. « C’est une supercherie de le remettre en prison ! », s’est emporté son frère, hier, avant de quitter le tribunal.
 

M.R.
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