Football : la bataille pour le District de l'Aveyron loin d’être terminée

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  • Le président sortant Arnaud Delpal. Le président sortant Arnaud Delpal.
    Le président sortant Arnaud Delpal. repro cpa
  •  La liste de Pierre Bourdet.
    La liste de Pierre Bourdet. repro cpa
Publié le , mis à jour

L’AG élective du District, qui devait se tenir le 6 novembre, est ajournée.
Et, après consultation du CNOSF et au regard de la situation sanitaire, on ne sait pas encore avec certitude combien il y aura de candidats à la présidence du Daf. Explications.

On avait laissé l’épineux dossier de l’élection au District de l’Aveyron, à la mi-octobre, avec deux certitudes : la candidature du challenger Pierre Bourdet avait été rejetée pour vice de forme et ce dernier entendait bien plaider sa cause et celle de sa liste de 23 devant le CNOSF (comité national olympique et sportif français).

AG repoussée et en distanciel ?

La conciliation a depuis eu lieu. Et si sur le fond, le CNOSF a indiqué que la commission indépendante présidée par Alain Savoureux avait justement invalidé la liste Bourdet pour un défaut administratif (pas d’arbitre en activité ou honoraire), il a rendu un avis prenant en compte… la situation sanitaire et ses conséquences. En effet, l’assemblée élective devait avoir lieu le 6 novembre à Onet. Reconfinement oblige, sa tenue en présentiel est désormais impossible pour un bon mois au moins. Le conciliateur a donc conclu de repousser sa date d’au moins 30 jours afin de permettre à Pierre Bourdet et aux siens de remodeler leur liste, qu’ils pourraient rendre conforme un mois avant (délai légal), arguant également de « la pleine expression démocratique », chère au président druellois.
« Tu as mal rempli la feuille de match, donc tu refais le match, c’est ça ? C’est un peu trop facile. Surtout, c’est faire fi des règlements et déjuger la commission de surveillance, qui est, je le rappelle, indépendante », a notamment réagi Arnaud Delpal, président sortant dont la liste a, elle, été validée d’entrée. « Et puis, il ne faudrait pas que cela crée une jurisprudence, indique-t-il encore. Quand on prétend vouloir diriger une instance départementale, mais qu’on ne sait pas appliquer le premier des règlements pour sa propre élection, on part avec un handicap, non ? » Des mots lourds de sens d’autant plus que l’avis du CNOSF reste consultatif. C’est ainsi désormais au comité directeur actuel du Daf de se prononcer pour ou contre cet avis, dans un délai maximum de quinze jours, depuis le 27 octobre.
La question de la date du report de l’assemblée générale reste aussi cruciale. Et on devrait en savoir plus en début de semaine prochaine. Le temps pour la 3F de faire descendre des directives, notamment pour éventuellement organiser le rendez-vous en distanciel (ou pas). Néanmoins, si l’AG était repoussée de plus d’un mois, et dans le cas où le CD du Daf ne suivrait pas l’avis du CNOSF, il n’y aurait qu’une liste en course. « Je n’ai pas d’avis, pas de leçon à donner, fait savoir Bourdet quand on lui demande ce qu’il espère. C’est le choix du District. » Rappelant aussi que, selon lui, « une AG reportée et non repoussée » par les instances permettrait de possiblement « réengager un nouveau processus ».

Pas de tribunal mais un barrage lors d’une élection à une liste ?

Pour autant, si l’avis du CNOSF n’était pas suivi, et même si le potentiel recours suivant - en l’occurrence devant un tribunal - ne sera « à coup sûr pas utilisé » par Pierre Bourdet et ses soutiens, la bataille électorale ne serait pour autant pas terminée. « Il nous resterait une voie que l’on prendrait, prévient le dirigeant de 61 ans. Celle de signaler aux clubs que nous ne sommes pas d’accord que ces élections ne se déroulent qu’avec une seule liste. Et si la majorité absolue n’était alors pas obtenue, conformément aux règles, un nouveau processus électoral s’engagerait. » Loin d’être terminée cette bataille on vous disait.

 

A.P.
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