Football : Rodez revient aux fondamentaux

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  • La joie collective du Raf après le but de Douline samedi.     
    La joie collective du Raf après le but de Douline samedi.      JLB
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Abnégation, jeu rapide vers l’avant ou encore caractère. Il n’aura manqué que sa solidité collective pour que Rodez retrouve pleinement ce qui faisait sa force il n’y a pas si longtemps, samedi lors du nul (2-2) concédé à Paul-Lignon face à Auxerre.

Convoquer le passé pour réussir le présent et envisager au mieux l’avenir. La recette concoctée par le coach rouergat Laurent Peyrelade a failli faire mouche samedi face à l’AJA. Elle s’est avérée finalement à demi-payante avec un nul 2-2 qui laisse entrevoir autant d’espoirs que de craintes pour les désormais 16es de L2.
« Quand ça marche un peu moins bien, tu reviens à la base », a lancé après-match le technicien en poste à Rodez depuis 2015 et l’époque CFA. Quand l’ADN d’équipe de « chiens de talus » pleinement assumé, revendiqué même, était la force N°1. Jamais lui et ses hommes ne se sont depuis départis de ça. Mais depuis cet été, l’euphorie de la première année retombée, il a bien fallu s’adapter au monde pro, à ses joueurs d’un autre standing, à une qualité technique bien au-dessus. Dès le début, Peyrelade avait prévenu. Il voulait « repenser (le) jeu offensif », changer de système (du 3-5-2 au 3-4-3) ou encore monter en gamme ballon au pied.
De la difficulté à transformer cela en points, sous pression aussi avec trois défaites de rang, il est clairement revenu aux fondamentaux samedi. Avec une pleine réussite en première période, et les limites aussi que cela peut engendrer dans la durée en deuxième. « C’est surtout l’esprit qui était très bon, l’abnégation, le plan de jeu qu’on voulait faire et le caractère qu’on y a mis, a-t-il commenté. Maintenant, il faut qu’on arrive à le faire durer et à augmenter notre qualité technique pour pouvoir passer des temps faibles sans forcément trop reculer. » Un constat partagé par son attaquant et buteur samedi, Ugo Bonnet : « Ce soir, on avait de l’envie, ce qui avait manqué à Toulouse, de l’agressivité aussi, du mouvement… C’est important qu’on retrouve ça si on veut essayer de titiller des équipes comme ça… »

Connexions et transmissions, les maîtres mots

Et pour remettre l’église au centre du village, l’ancien Manceau avait opté pour un onze de départ dans lequel ne figurait aucune recrue estivale, si ce n’est Théo Guivarch dans le but et Rémy Boissier au milieu, signant officiellement son contrat cet été mais de retour déjà à l’hiver après seulement une pige de 18 mois au Mans, lui, le joueur de devoir formé au club. De là à penser que les nouveaux venus, ceux qui avaient d’ailleurs fait dire au président Murat en juin que « l’équipe est meilleure sur le papier cette année » ou que « les titulaires de l’an dernier vont être fortement chatouillés », déçoivent, il n’y a qu’un pas.
« Ce n’est pas comme cela qu’il faut voir les choses, assure Peyrelade : J’aurais bien aimé recruter des Autret, Le Bihan ou Fortuné (des Auxerrois) cet été ; mais il faut regarder où étaient l’an dernier en termes de niveau et d’expérience ceux que l’on a, nous, recrutés… Donc l’idée, en ce moment, c’est plutôt d’être hyper connecté entre nous. Car si on n’a pas ça, on est morts. Ce que tu ne peux pas gagner en qualité individuelle, tu vas le chercher en connexion collective. Et évidemment, c’est plus facile de le faire avec des gens qui ont un vécu collectif énorme. » Et d’indiquer aussi : « Mais la saison ne se fait pas qu’avec ça. Elle se fait avec Jordan (Leborgne), Papis (Dembelé), Alan (Kérouédan), avec Julien (Ponceau) bientôt. Il faut du temps, c’est tout. »
Symbole de ce retour aux valeurs du passé, la titularisation d’Amiran Sanaia à gauche de la charnière à trois, lui qu’on n’avait encore jamais vu cette saison. « Amiran, c’est un guerrier, un garant de la maison aussi, avec ses qualités et ses défauts, a réagi “LP”. Mais il nous ressemble, il ressemble au club. Ça permet de réveiller, de secouer, de monter la générosité des autres aussi. Et même s’il n’a pas 90 minutes dans les jambes, il a 200 matches et entraînements dans la tête. On a besoin de ça, même si pas forcément en continu. »
Une manière aussi de montrer aux “anciens” leur devoir de transmettre cette grinta à l’aveyronnaise ? « Ils doivent transmettre, c’est sûr, acquiesce l’entraîneur. Ce n’est pas une question d’ego, ni de choix, mais de transmission. Certains le font plus facilement que d’autres. Ils sont là aussi pour ça : transmettre notre âme, qui on est. Et il faut qu’ils en aient conscience. »

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Aucune recrue estivale n’a été alignée d’entrée dans le champ face à Auxerre côté ruthénois. Une première cette saison pour Peyrelade.
 

Aurélien Parayre
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