Garance Smith-Vaniz et l’écriture de scénarios, ce n’est pas du cinéma !

  • Même si elle travaille régulièrement sur son ordinateur, avec des logiciels adaptés, la Ruthénoise Garance Smith-Vaniz ne cache pas son attachement  à son stylo et à son cahier, où sont couchés bon nombre de ses scénarios.
    Même si elle travaille régulièrement sur son ordinateur, avec des logiciels adaptés, la Ruthénoise Garance Smith-Vaniz ne cache pas son attachement à son stylo et à son cahier, où sont couchés bon nombre de ses scénarios. RDS
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Alors que le court-métrage "Rois du silence", qu’elle a tourné en Aveyron en 2019, doit être prêt avant la fin de l’année, la Ruthénoise âgée de 21 printemps boucle son cycle au Conservatoire libre du cinéma français à Paris. Son objectif est de "faire carrière ensuite dans l’univers des séries et des longs-métrages".

Bon sang ne saurait mentir ! Parfois galvaudé, cet adage trouve ici tout son sens. Et explique "la passion dévorante" de la jeune Garance Smith-Vaniz. Sa grand-mère maternelle, Agnès échène (décédée en août 2014) était une femme de théâtre, chercheuse en anthropologie culturelle à Toulouse et avait fondé la compagnie La Dive. Sa mère, éléonore échène, a brillé sur les planches (qu’elle brûle encore) aux quatre coins de l’Hexagone et a assuré, l’an dernier, la mise en scène de "L’Aiglon", la pièce estivale de Rutènes en scène, jouée avec succès place Foch à Rodez.

Son père Thomas est professeur d’anglais, écrivain mais aussi cinéphile averti. Plus jeune, de l’autre côté de l’Atlantique, ses études de cinéma l’ont même mené, un temps, dans les studios d’Hollywood. Si le son des mots, la fibre de l’écriture, de la scène et de l’image coulent donc dans les veines de Garance Smith-Vaniz (21 ans depuis le mois de février), elle ne se contente toutefois pas de cet héritage, mettant tout en œuvre pour se faire un nom et un prénom. "J’ai commencé à écrire le jour où j’ai su écrire !", répète à l’envi l’intéressée, née à Rodez, où ses parents avaient posé leurs valises quelques années plus tôt. Et son premier film, elle l’a réalisé à l’âge de 11 ans. "Pour rigoler !", assure-t-elle.

Après de multiples expériences au collège et au lycée, sans oublier le club ciné de la MJC Rodez avec Jérémie Terris, elle a étudié à Ciné Sup à Nantes avec une prépa cinéma. C’est d’ailleurs avec des amis rencontrés là qu’elle a tourné un court-métrage, intitulé "Rois du silence" et qui devrait être livré "dans les mois à venir". "C’est difficile d’avoir plus de précision vu le contexte, s’excuse-t-elle. C’est une affaire de quelques petits trucs. Mais, il ne sera pas mis tout de suite en ligne. On va donner la priorité aux contributeurs Ulule".

Après sept mois à New York (durant lesquels elle a travaillé dans une pâtisserie française, puis chez un kiné, en charge de l’accueil et de l’administration) et un retour "en urgence" le 12 mars, juste avant la fermeture des frontières (elle était à l’opéra avec une amie quand Donald Trump a fait l’annonce), la Ruthénoise a passé le concours des grandes écoles de cinéma en France et a choisi finalement le Conservatoire libre du cinéma français à Paris (où elle est entrée en troisième année directement), avec spécialisation en scénario. "Je souffre, depuis toujours, du syndrome de l’imposteur, avoue-t-elle. J’avais donc besoin et envie de faire une école pour me sentir plus légitime vis-à-vis de moi-même". Elle poursuit sur le sujet : "J’ai maintenant les clés pour faire ce métier. ça me rassure". Tout en reconnaissant, en toute humilité : "C’est vrai que j’ai un pied dans ce monde depuis plus de dix ans mais je cherchais l’émulation". Avec ces cours, elle est catégorique : "Je suis passé à du concret ! Les échanges me donnent de l’énergie".

"Un faible pour les films d’auteur"

Et après ? Longs-métrages ou séries ? "Ces deux univers sont certes différents mais j’affectionne les deux, assure, sans hésitation, Garance Smith-Vaniz. Ce sont des écritures qui n’ont rien à voir entre elles mais j’aime les deux industries". Avec quelle(s) inspiration(s) ? La réponse est instantanée : "J’ai des goûts très larges et éclectiques. Mais, c’est vrai que j’ai quand même un faible pour les films d’auteur, pour le cinéma contemporain écrit par des femmes. On ressent d’ailleurs une tentative d’émancipation des femmes dans le milieu actuel du cinéma". Pour ses coups de cœur, elle cite volontiers "Portrait de la jeune fille en feu" de Céline Sciamma et, pour les séries historiques et/ou déjantées, "Crazy ex-girlfriend" de Rachel Bloom et Aline Brosh McKenna. Mais, elle n’en fait pas une fixation : "Je peux devenir aussi "script doctor" pour voler au secours d’un scénariste en panne sèche, ou encore animer des ateliers d’écriture...". Tous les scénarios de la vie qui s’offre à la jeune Garance Smith-Vaniz ne sont donc pas encore écrits...

Lectrice aussi pour TF1 studio

Lors d’un de ses stages au cours de ses deux années d’études à Ciné Sup à Nantes, Garance Smith-Vaniz a découvert TF1 Studio à Paris. Cette expérience s’est avérée « très enrichissante », tant et si bien que sa responsable lui a demandé si elle voulait poursuivre l’aventure au sein de cette boîte de production spécialisée dans les longs-métrages de cinéma. Voilà donc maintenant deux ans que la jeune Ruthénoise collabore régulièrement. Le principe est simple : « Mon rôle est de faciliter le travail des responsables de TF1 Studio ». Elle reçoit ainsi des scénarios (une vingtaine depuis le début), « souvent des gros pavés », les lit dans le détail et doit rédiger une fiche de lecture de 6-8 pages. « Il faut être réactif car le mail peut tomber n’importe quand et efficace car j’ai une semaine pour tout boucler », précise-t-elle, « très heureuse » de cette collaboration, dont elle parle aussi comme d’un « filet de sûreté » dans son quotidien. Résumé détaillé du film, gros plan sur les personnages, quel public il peut intéresser..., Garance Smith-Vaniz ne doit rien négliger dans son regard transversal. Elle mène également un travail de fond : « Je donne en effet mon avis sur les axes de réécriture. Autant de pistes à explorer pour le scénariste ».
 

Rui Dos Santos
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