Katia Terpigoreva, artiste multiple et cosmopolite

  • Katia Terpigoreva et ses nouvelles créations textiles.
    Katia Terpigoreva et ses nouvelles créations textiles. FEG
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L’artiste a été retenue pour participer à l’exposition internationale d’art à Andorre.

L’artiste plasticienne Katia Terpigoreva a quitté la Russie à l’âge de 35 ans pour s’installer dans l’Aveyron. C’était il y a dix ans déjà. Un parcours de vie atypique. " Après mes années d’études de journalisme à l’université, j’ai travaillé à Moscou pour une revue d’art pendant 18 ans. J’écrivais sur le design, l’architecture et l’art contemporain. Cela m’a nourri. J’ai toujours eu le désir de créer mais je n’ai jamais pensé être artiste ", relate Katia Terpigoreva. "Petit à petit, la graine a germé. Entre les photos reportages, la macrophoto et le travail sur photoshop, ma pratique artistique s’est développée. Par contre, en Russie, il y a seulement deux écoles d’art qui sont académiques et peu de débouchés, c’est la restauration d’œuvres ou le professorat, contrairement à l’Europe où de nombreuses possibilités s’offrent aux artistes".

Aventurière

Alors un jour elle quitte Moscou et la Russie. "Je ne pouvais plus rester en ville. Trop de pollution, trop de monde. Un climat trop rude avec un hiver qui dure de novembre à avril, la grisaille et la pluie… Je suis un peu aventurière et je voulais découvrir d’autres cultures". Katia choisit d’abord l’Italie. " J’y ai vécu quelque temps mais le tempérament italien et la façon de vivre ne me convenaient pas". Une rencontre sentimentale l’a conduite alors près de Villefranche-de-Rouergue. "J’ai continué le journalisme quelque temps ici puis j’ai eu envie d’arrêter le travail intellectuel avec ce carré numérique. J’ai compris que je devais faire quelque chose de mes mains. C’était vital ! J’avais trouvé le paysage, la verdure, l’espace pour me lancer dans la création".

Un choix de vie difficile mais librement assumé. "Je suis très contente d’avoir fait ce pas. On doit vivre pour quelque chose.Que faire pour que le monde devienne plus beau ?

Pour moi, ça ne passe pas l’argent mais par l’art et aussi par mes deux enfants qui sont mes plus belles créations ! Tout doit être beau autour de moi. Je cherche la perfection partout".

Et si Katia a la nostalgie du paysage d’automne dorée en Russie et de Moscou enneigée, elle n’a pas envie d’y retourner. "Je suis une fille sans racines ou cosmopolite tout simplement !".

Un cheminement artistique exigeant

Katia avance avec une grande liberté sur le chemin de la création et invente un langage artistique singulier en expérimentant des assemblages de matières et de textures.

Dans la série Jardin de Lune (2015) inspirée de l’art paysager japonais, elle associe le ciment au sable, à la tourbe et au pouzzolane et sculpte des formes épurées. Dans "Chemin de terre" (2016) elle y ajoute le bois carbonisé, une matière qui la fascine et qui vient de l’architecture très ancienne de Chine. Puis arrive la terre, le grès et la porcelaine "très douce à travailler" : "Jeux de billes", "Hybrides", "Voltiges", "Cent nuances de gris"… Des séries qui se succèdent autour de structures en porcelaine et grès noir abstraites, organiques et architecturales légères mais d’une gestuelle très maîtrisée. Depuis un an, c’est vers le tissu que l’artiste s’est tournée. Du tissu qu’elle plie, plisse et épingle à l’aide de clous de tapissier pour constituer des "carcasses" solides, colorées et qui engendre d’autres perspectives artistiques. Curieuse des cultures du monde, Katia Terpigoreva façonne une œuvre riche et subtile qui s’inspire à la fois de l’art des civilisations primitives et de la création contemporaine. À travers son inspiration, elle cherche à créer une harmonie et un équilibre sensuel entre la forme, la texture, le jeu du clair-obscur et les éléments graphiques.

Ses projets

Si le confinement est venu perturber certains de ses projets comme l’exposition au Jardin des Causses, pour laquelle Katia a modelé et peint 300 fleurs différentes en porcelaine et qui a été reportée en juin 2021, l’artiste n’a pas le sentiment que tout se soit arrêté. "Ça bouge… Que ce soit dans les propositions de résidences d’artiste ou même d’expos, certaines se faisant en format numérique". C’est le cas de l’Exposition Internationale d’Art à Andorre. La plasticienne fait partie des 10 artistes sélectionnés. À voir jusqu’à fin décembre sur https ://www.artidentitat.com

Katia va animer également, à partir de demain, des ateliers de modelage pour les scolaires villefranchois dans le cadre de l’Atelier Blanc en Bastide.

GDM
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