Saint-Georges-de-Luzençon : la coiffeuse Erika se met "à poil" pour ne pas finir sans rien

  • Erika Blaya Dedieu s’est prêtée à l’exercice de poser nue pour dénoncer cette situation.
    Erika Blaya Dedieu s’est prêtée à l’exercice de poser nue pour dénoncer cette situation. DR
Publié le , mis à jour

Erika Blaya Dedieu dénonce les mesures de ce deuxième confinement. Le mouvement du coiffeur à poil a été lancé au même moment que l’annonce du deuxième confinement. Sur les réseaux sociaux, les professionnels du ciseau posent nus par peur de finir à poil. Erika Blaya Dedieu, coiffeuse à Saint-Georges-de-Luzençon a rejoint le mouvement symbolique ce week-end, en postant une photographie en noir et blanc, accompagnée d’un texte, partagé plus d’une quarantaine de fois. "C’est dur de s’afficher nue comme ça sur sa page professionnelle où je n’ai jamais montré mon visage, souligne-t-elle. L’exercice est d’autant plus difficile que je suis une grande timide et qu’il y a cette peur du jugement. Mais je ne pouvais pas rester sans rien faire alors que nous demandons qu’à travailler. Je trouve la situation très égoïste d’être fermée quand presque toute la vie continue son cours normalement", s’emporte celle qui a gardé porte portes closes pendant tout le premier confinement, pour s’occuper notamment de ses enfants. Pour la deuxième fois de l’année, la gérante du Salon Erika a dû mettre son apprentie au chômage partiel, à une période pourtant cruciale pour son activité. "Habituellement, à cette saison, nous prévoyons tous nos retours techniques jusqu’au 20 novembre environ, développe la coiffeuse. L’activité se calme jusqu’à début décembre où ça repart à la hausse avec l’approche des fêtes. Là encore, nous n’avons aucune visibilité. Heureusement que ça fait plus de neuf ans que je suis installé et que ma clientèle me soutiendra, car même pour les 1 500 € d’aides, on ne sait rien si ce n’est que le dossier ne sera disponible que début décembre."

Erika, comme bon nombre de ses homologues, dénoncent de telles mesures alors qu’ils estiment "appliquer le protocole sanitaire comme il se doit". "On ne pouvait même plus servir le café", glisse Erika. La convivialité en prend un coup, mais les professionnels pouvaient encore travailler à cette époque.

GDM
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