Rodez Aveyron football : retrouver le nord

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  • Johann Obiang et les Ruthénois n’ont pris qu’un seul point lors de leurs cinq dernières rencontres.
    Johann Obiang et les Ruthénois n’ont pris qu’un seul point lors de leurs cinq dernières rencontres. Photos Jean-Louis Bories - Reproduction Centre Presse
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Le Raf joue ce soir à Valenciennes. Coup d'envoi à 19 heures.

C’est peu dire qu’un rebond est attendu. Au moment de se déplacer à Valenciennes, ce samedi soir, les Ruthénois doivent une revanche, à leurs supporters et surtout à eux-mêmes. Ils restent en effet sur une défaite face à Ajaccio (0-1) venue sanctionner une prestation indigente. De quoi confirmer la mauvaise passe actuelle d’une équipe qui n’a pris qu’un seul point au cours des cinq dernières sorties, et a glissé au 18e rang.

La trêve internationale qui a suivi la prestation face aux Corses a ainsi été l’occasion de "travailler nos principes et remettre tout le monde dans le bon chemin", a expliqué Laurent Peyrelade. L’entraîneur avait décidé au dernier moment de mettre en place un programme plus copieux que prévu durant la coupure, en supprimant plusieurs jours de vacances à ses joueurs. Une preuve supplémentaire que les temps sont difficiles.

"Mettons de l’audace"

Comme seulement un quart de la saison a été effectué, rien n’est encore perdu, évidemment, mais il vaudrait mieux réagir avant que tout ne le soit. Et pourquoi pas dès ce soir, chez le 11e du classement, qui reste sur une victoire au terme d’un match fou à Toulouse (5-4), après avoir connu quatre rencontres sans succès. La folie, d’ailleurs, c’est peut-être ce qui manque le plus en ce moment aux Ruthénois.

Incapables d’élever l’intensité du match face à Ajaccio, ils semblent avoir égaré l’étincelle d’insouciance qui a longtemps fait leur force la saison dernière. "Mettons du courage, de l’audace, de la vie, souhaite le technicien sang et or. Au moins, contre Auxerre (2-2, 9e journée) il s’est passé un truc. Mais contre Ajaccio, c’était encéphalogramme plat."

Un syndrome de la deuxième année ? "Peut-être qu’on évolue un peu plus en zone de confort. Le problème, c’est qu’on n’a aucune marge de manœuvre, sur qui que ce soit, reconnaît Laurent Peyrelade. Nous n’avons pas plus de certitudes que l’an dernier. Sauf que nous sommes un peu plus prévisibles, un peu plus lus par nos adversaires."

Le temps du changement

Quelles qu’en soient les causes, le rendement collectif du Raf n’est actuellement pas à la hauteur des espérances. "Nous avons beaucoup de joueurs qui sont en dessous en compétition, par rapport à ce qu’ils font à l’entraînement, reconnaît-il. Certains étaient en surrégime l’an dernier. Ce serait bien que ce soit de nouveau le cas, et que tous le soient en même temps."

Pour provoquer ce renouveau, Laurent Peyrelade pourrait effectuer des changements dans son onze de départ. Ce soir, certains seront dictés par les circonstances, puisque les habituels titulaires Yohan Roche, Joris Chougrani, Aurélien Tertereau et Ugo Bonnet sont absents. Mais au-delà de cette rencontre, l’entraîneur a laissé entendre que la hiérarchie dans l’effectif pourrait être remise en cause dans les prochaines semaines. Reste à savoir si cela sera suffisant pour sonner le réveil du Raf…

Aurélien Parayre
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