Football : un moindre mal pour Rodez

  • Une bonne prestation pour Douline, auteur du but égalisateur.
    Une bonne prestation pour Douline, auteur du but égalisateur. Repro CP
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D’abord mené, Rodez a égalisé samedi soir à Valenciennes, ramenant un nul. Un moindre mal pour le barragiste de L2 loin de sa dernière piètre sortie.
 

Laurent Peyrelade voulait « du courage, de l’audace, de la vie ». Sur ce point, le technicien aveyronnais, auteur de changements à la pelle dans son équipe par rapport à la purge vue lors du dernier match face à Ajaccio (0-1), aura été servi hier soir  dans un stade du Hainaut aussi vide - huis-clos oblige - que magnifique. Et sur le plan comptable, ça a fonctionné disons à moitié. Avec ce quatrième nul en onze matches cette saison, la sixième rencontre d’affilée sans vaincre tout de même, les Ruthénois restent 18es et barragistes, confirmant encore que la deuxième saison, celle de la confirmation, est effectivement la plus dure.
Privé de Bonnet blessé à une cuisse, mais aussi de Tertereau (pied) et Ponceau (cheville) ou encore Chougrani et Roche suspendus, c’est un onze rouergat inédit qui s’est présenté face à une formation valenciennoise jamais gagnante deux fois d’afillée cette saison.
Première fois donc que l’on voyait le trident offensif Dembelé-Gueye-Kérouédan. Habituels remplaçants de Bonnet et Ouhafsa, les deux excentrés ont montré leurs qualités. La pointe, elle aussi renfort estival - en provenance de Bourges (N2), vivait pour sa part sa première en tant que titulaire. Plutôt réussie avec de l’activité à défaut d’efficacité (10e, 78e). Derrière, Sanaia, de retour, avait été promu capitaine (une surprise !) à gauche d’une défense à trois dans laquelle Dieng faisait aussi son retour, au centre, poussant d’ailleurs Bardy à droite. Pas de surprise au milieu, mais un 3-4-3 pas vu depuis un bon moment qui a offert aux Aveyronnais de vraies possibilités et aussi une première période de qualité. Avec des mouvements, des situations mêmes, à défauts d’occasions, qui viendront lors d’un deuxième acte encore plus réjouissant pour eux. Sur coup de pied arrêtés aussi comme lors de l’égalisation de Douline, consécutive à une magnifique tête décroisée second poteau sur un coup franc de Boissier. Mais c’est dans une période de possession forte que les hommes de Olivier Guégan, exactement les mêmes d’ailleurs que ceux alignés à Toulouse lors de leur folle sortie précédente conclue par un succcès 5-4, avaient ouvert la marque, profitant notamment de la passivité de Dieng sur la première vraie occasion locale convertie par Guillaume.
 

Aurélien Parayre
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