Violences faites aux femmes : l’épidémie "fantôme"

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    Violences faites aux femmes : l’épidémie "fantôme"
Publié le , mis à jour

L’épidémie de Covid-19 fait la Une de l’actualité depuis des mois. Mais il en est une autre, bien moins visible, beaucoup plus sournoise… la violence faite aux femmes. Depuis le premier confinement, les cas, se sont multipliés.

Chaque 25 novembre est marqué par la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Cette année, elle intervient dans un contexte bien particulier. "Avant même la pandémie, la violence contre les femmes était l’une des violations des droits humains les plus répandues ", résume Phumzile Mlambo-Ngcuka, Directrice exécutive d’ONU-Femmes. " Depuis le confinement, elle s’est multipliée et se propage à travers le monde telle une pandémie fantôme ".

Si environ 243 millions de femmes et de filles âgées de 15 à 49 ans sont victimes chaque année de violences physiques ou sexuelles d’un membre de leur entourage proche, " ce chiffre risque de gonfler à mesure que se prolonge le confinement ", prévient l’agence onusienne.

Aucun pays n’est épargné. La France pas plus que les autres. Depuis l’entrée en vigueur du second confinement, la plateforme de signalement en ligne des violences sexuelles et sexistes a enregistré une hausse de 15 % des appels de victimes !

Comment se signaler, qui contacter?

Même si ce n’est jamais facile, il existe des solutions, des aides pour mettre fin à cette spirale :

  • Le 3919

Des professionnels formés sont à votre écoute pour vous orienter vers un accompagnement spécialisé. Du lundi au samedi de 9 à 19h

  • Signaler une violence en ligne

Une plateforme nationale vous permet d’échanger en direct avec un policier ou un gendarme spécifiquement formé à la prise en charge des victimes de violences sexuelles et sexistes (24h/24, 7j/7).

  • Sos Viols Femmes Informations

0 800 05 95 95. Ce numéro est destiné aux femmes victimes de viols ou d’agressions sexuelles, à leur entourage et aux professionnels concernés (du lundi au vendredi de 10h à 19h)

  • 114

Si le contexte du foyer rend difficile l’appel téléphonique, les victimes peuvent envoyer un texto au 114 pour signaler leur situation. Ce numéro, développé pour les personnes sourdes et malentendantes souhaitant signaler une urgence, est étendu aux victimes de violences conjugales dans le contexte du confinement (24h/24, 7j/7).

  • Arretonslesviolences.gouv.fr

Ce site est disponible 24h/24 et 7 j/7 avec un tchat anonyme et non traçable

  • Alerte pharmacie

Ce dispositif permet de se signaler en pharmacie. L’officine se charge ensuite d’alerter les forces de l’ordre.

Vous pouvez aussi, bien entendu, contacter la police e composant le 17.

A noter : Les outils cités sont tous anonymes et gratuits.

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